Spécialiste de la mise en relation entre bénévoles et associations locales, la CivicTech Hacktiv s’évertue, depuis maintenant deux ans, à remplir cette noble mission à Paris et à Bordeaux où Anne Hidalgo et Alain Juppé ont résolument été conquis par l’efficacité de la jeune pousse.  Au point de voir la start-up « déployer ses ailes » ce mercredi pour se poser à Nice, Dunkerque et Lille.

« Révolutionner l’engagement citoyen aux quatre coins de la France ». Tel est le postulat, louable, de la CivicTech Hacktiv, mise sur rampe de lancement il y a près de deux ans désormais par Nicolas Goudy, président fondateur de la jeune pousse. « La société civile est en quête de sens et désire agir simplement pour contribuer à l’élaboration d’une société inclusive, durable et intelligente », met en exergue le dirigeant qui, pour parvenir à ses fins, a peaufiné les contours d’une plateforme permettant le plus simplement du monde de relier et de connecter bénévoles et associations locales.  Après avoir fourbi ses armes dans une tour de la Défense au service d’un grand groupe, Nicolas Goudy s’enhardit et souhaite apporter sa pierre à l’édifice d’une vie locale entièrement à repenser, sans avoir la moindre idée, au préalable, du modus operandi à adopter. 


De fil en aiguille, il développe une plateforme numérique au principe simple : des appels à mobilisation sont publiés par des associations ou des particuliers puis géolocalisés sur une carte interactive. Chaque habitant peut alors s’engager en quelques clics autour d’actions bénévoles ponctuelles ou régulières, avec des missions qui lui correspondent, fonction de sa proximité géographique, de ses compétences, de ses centres d’intérêt et bien sûr de ses disponibilités.

Anne Hidalgo et Alain Juppé sous le charme

La gestation, en somme, de la future jeune pousse Hacktiv qui recueille rapidement ces premiers résultats surfant sur le succès des usages numériques contemporains comme Uber, Blablacar ou encore Airbnb. Dès 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’éprend de la start-up. « Je veux grâce à cette plateforme libérer les énergies citoyennes » avait même déclaré l’édile de la capitale. Totalement hermétique à tout clivage politique, la plateforme recueille également l’onction bordelaise d’Alain Juppé qui accueille également la start-up en terres girondines. Et le succès ne se dément pas.  Depuis son lancement, près de 30 000 citoyens ont participé à des actions concrètes auprès de 2000 associations partenaires.

En dépit d’un besoin criant, les mobilisations bénévoles ne parviennent toujours pas à satisfaire les besoins associatifs, et, contrairement à l’idée reçue qui justifierait leurs difficultés par des problématiques financières, c’est bien la question du nombre de bénévoles disponibles qui inquiète le plus, comme le détaille le rapport « La France bénévole » rédigé par Recherches & Solidarités. Or, Hacktiv a pour ambition de corriger ces manquements et surtout de faire office de véritable « entremetteur ou facilitateur » entre bénévoles et associations, comme souligné en préambule. Le tout à l’aide de fonctionnalités développées spécifiquement selon les besoins de chaque territoire.

A la conquête des territoires

Et c’est d’ailleurs en ce sens que la start-up a annoncé, ce mercredi, le déploiement de la plateforme dans trois villes supplémentaires. En effet, après Paris et Bordeaux susmentionnés mais également Sceaux, Hacktiv va prendre ses quartiers à Lille, Dunkerque et Nice.  Ainsi, l’équipe de Nicolas Goudy a mis en branle sa premier campagne de sensibilisation à l’engagement citoyen auprès des maires des 40 plus grandes villes de France, et porte l’objectif de réveiller les consciences citoyennes autour d’une pétition et d’activations réseaux sociaux via le hashtag #BouteilleSolidaireALaMer. Une nouvelle étape essentielle dans le développement d’Hacktiv qui, outre la France, a également des velléités à l’international où la problématique de la mise en relation bénévoles / associations est également prégnante. Le « rayonnement » ne fait que commencer.