La France prend la tête des pays les plus influents en terme de soft power, une première. Réalisé par le cabinet de conseil stratégique Portland, avec l’aide du Centre de diplomatie publique de l’Université de Californie du Sud, le classement évalue le degré d’influence d’un pays sur les secteurs du numérique, de la culture, de l’entreprise, de l’éducation et de la culture. Cinquième l’an passé, la France détrône le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

En un an, la France est passée de la cinquième à la première place, dans le classement des pays les plus influents en terme de soft power. Et détrône la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Le cabinet de conseil stratégique Portland et le Centre de diplomatie publique de l’Université de Californie du Sud établissent chaque année le classement Soft power 30 des pays les plus influents dans le monde.

Pour réaliser ce classement, le cabinet Portland recueille des données réparties en six critères (numérique, engagement global, entreprises, gouvernance, culture et éducation) ainsi que les résultats de sondages internationaux portant sur des questions comme la perception des personnes interrogées sur huit critères, rappelle Le Monde, dont la gastronomie, l’accueil des étrangers, l’intérêt touristique, l’avancée technologique, l’attractivité pour vivre, travailler et étudier…

Si la France est première au niveau global, elle n’est que 8ème en terme d’éducation et 19 côté entreprises. Elle prend tout de même la 4ème place pour le numérique, peut-être grâce à cette nouvelle image de « start-up nation ».

Effet Macron vs effet Trump

Le classement étant basé sur des sondages de perception, le passage de la France de la cinquième à la première place et d’un score global de 72,14 à un score de 75.75, c’est probablement dû à effet Macron. De la même manière, la chute des Etats-Unis de la première à la troisième place et d’un score de 77,96 à un score de 75,02 est probablement lié à l’arrivée de Donald Trump à la maison Blanche.

Dans la suite du classement, le Royaume-Uni conserve sa deuxième position, mais perd un peu de sa superbe, probablement en raison du Brexit, en passant de 75,97 à 75,72. Sur les trente pays répertoriés, quinze appartiennent à l’Union Européenne, pour les autres, il s’agit du Canada, qui perd étrangement une place, de l’Australie, ou encore de la Turquie (30ème). Avec le Japon (6ème), Singapour (20ème), La Corée du Sud (21ème), et la Chine (25ème), l’Asie se construit une belle carrure d’influenceur. Les grands absents restent l’Amérique du Sud qui ne voit que le Brésil (29ème) dans le classement, et l’Afrique, totalement absente.

Le soft power, est la capacité à influencer de manière non-coercitive, donc avec des arguments tels que la culture, l’éducation ou encore l’idéologie. Ce concept est né en relations internationales avec Joseph Nye, en réaction aux théorie de Paul Kennedy, auteur de  »Naissance et déclin des grandes puissances ». Jonathan McClory, porte-parole de l’institut Portland, rapporte au Monde que « la chose la plus importante, et vraiment l’objectif du classement, est de souligner quels sont les atouts de la France pour encourager le nouveau gouvernement à les maintenir et en user pour atteindre ses objectifs de politique étrangère ».