Après une année désastreuse pour son activité, la pandémie de coronavirus ayant contraint les travailleurs à s’absenter du bureau, une bataille juridique avec son PDG fondateur et une tentative d’introduction en bourse ratée en 2019, WeWork a annoncé vendredi qu’elle avait accepté de s’introduire en bourse dans le cadre d’une fusion SAVS avec BowX Acquisition Corp.

 

Principaux faits

  • L’opération a d’abord été rapportée par le Wall Street Journal et comprendra un investissement de 483 millions de dollars de la part de BowX.
  • Un autre montant de 800 millions de dollars proviendra d’Insight Partners et de fonds gérés par Starwood Capital Group du milliardaire Barry Sternlicht, Fidelity Management, Centaurus Capital et BlackRock.
  • WeWork a tenté une introduction en bourse en 2019, mais a retiré son projet au milieu des inquiétudes des investisseurs quant aux finances précaires de l’entreprise en raison de son rythme d’expansion effréné et de la démission de son PDG fondateur, Adam Neumann.
  • Adam Neumann a conclu un accord juridique avec SoftBank, le principal actionnaire de WeWork, le mois dernier après que Adam Neumann a poursuivi SoftBank pour avoir tenté de se retirer d’un accord de 3 milliards de dollars visant à acheter ses actions et celles d’autres employés après l’échec de l’introduction en bourse.

 

Chiffre important

9 milliards de dollars, dette comprise. C’est le montant de la valorisation de WeWork à la suite de l’opération SAVS, selon la société. C’est une énorme baisse par rapport à la valorisation de WeWork en 2019, qui était de 47 milliards de dollars après une série d’investissements privés de SoftBank.

 

Le contexte

Les sociétés d’acquisition à vocation spéciale – ou SAVS – sont des sociétés écrans conçues pour rendre publiques des entreprises privées sans les tracas d’une introduction en bourse traditionnelle. Une SAVS est créée par des investisseurs dans l’intention d’acheter et de fusionner avec une société privée, qu’elle répertorie ensuite sur une bourse publique. Les SAVS ont gagné en popularité l’année dernière en attirant un certain nombre d’investisseurs de haut niveau, notamment l’ancien spécialiste du capital-risque et cadre de Facebook, Chamath Palihapitiya, qui a levé 4,3 milliards de dollars en 37 mois avec six SAVS cotées à la Bourse de New York, selon Forbes en novembre dernier.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Sarah Hansen

 

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