Un jour après qu’Uber a remporté une bataille juridique pour continuer à opérer à Londres pendant les 18 prochains mois, le géant du covoiturage envisage d’acquérir Free Now, l’entreprise commune de covoiturage détenue par Daimler et BMW, ont déclaré des sources à Bloomberg.

 

Principaux faits

  • Uber envisagerait de racheter la coentreprise, après la pandémie de coronavirus a contrarié l’élan de Free Now auprès des investisseurs.
  • L’une des sources a suggéré à Bloomberg que l’impact de la pandémie de coronavirus sur les entreprises de covoiturage, avec des restrictions de voyage généralisées et une forte baisse de la demande pour les services, en particulier aux États-Unis, pourrait remettre en question les efforts visant à s’entendre sur un prix.
  • Le rapport Bloomberg intervient le lendemain du jour où Uber, qui a fait l’objet d’un examen réglementaire à Londres pour des défaillances de sécurité, s’est vu accorder une prolongation de 18 mois pour opérer dans la ville, un juge ayant décidé qu’il ne pensait plus que le service présentait un risque pour la sécurité publique.
  • À ce jour, quelque 100 millions de dollars ont été investis dans Free Now, selon Crunchbase.
  • Daimler a dit à Forbes dans un mail : « Nous ne faisons pas de commentaires sur la spéculation du marché », tandis que BMW et Uber n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires.

 

Chiffre important

22,7%. C’est le taux d’augmentation des actions d’Uber cette année. L’application fonctionne déjà dans 10 000 villes de 70 pays.

 

Le contexte

Bien qu’Uber se soit retiré de certaines de ses participations mondiales dans les principales applications de covoiturage en Asie, en Russie et en Europe ces dernières années dans un contexte de concurrence, l’achat envisagé de Free Now représente une opportunité pour l’entreprise de renforcer sa présence européenne, Londres représentant son plus grand marché sur le continent. Free Now, qui opérait auparavant sous le nom de MyTaxi, possède désormais une série d’entreprises de covoiturage en Europe, notamment Beat, dont le siège est en Grèce mais qui est populaire en Amérique latine, Kapten (qui a cherché à concurrencer Uber en Europe) et Clever Taxi. Au total, ces entreprises opèrent dans 130 villes du monde entier. Tout accord de ce type avec Uber pourrait également donner un coup de pouce à Daimler et à BMW, qui doivent se restructurer en raison des perturbations de la pandémie. L’entreprise commune Free Now fait partie de l’entreprise Your Now, plus importante, qui regroupe cinq entreprises de mobilité distinctes, et semble être une tentative pour que les géants de la construction automobile dépassent le secteur de la production industrielle, en déclin, pour se lancer sur le marché plus concurrentiel du covoiturage.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Isabel Togoh

 

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