L’action Tesla joue aux montagnes russes depuis douze mois, jusqu’à avoir perdu 30 % de sa valeur par rapport au début de la période. Aujourd’hui, le prix de l’action est presque revenu au point de départ (1,8 % de moins que l’année dernière). Il s’agit donc d’une contre-performance, à différents niveaux.

Sur cette période, l’entreprise a dû ajuster ses effectifs, rappeler de nombreux véhicules et aujourd’hui ses voitures prennent feu.

Voici quelques leçons à retenir des épreuves que Tesla a dû traverser au cours des douze derniers mois :

Tesla est devenu un constructeur automobile à part entière 

En mars, l’entreprise a dû rappeler plus de 100 000 Model S à cause d’une direction défectueuse. Cet évènement a été décrit par The Verge comme étant le plus gros rappel jamais réalisé par l’entreprise. Il est évident qu’aucun constructeur automobile, traditionnel ou tout électrique comme Tesla, ne tire avantage à devoir rappeler une partie de sa production. Mais c’est assez courant dans le domaine de la production automobile. Les constructeurs automobiles rappellent tout le temps des véhicules. Le rappel de Model S signifie donc que Tesla commence à rencontrer les mêmes difficultés que les constructeurs établis. Tous les tests possibles et imaginables ne peuvent pas prendre en compte toutes les conditions dans lesquelles ces voitures seront utilisées. La seule chose que peuvent faire les entreprises du secteur, c’est d’avoir conscience que des problèmes peuvent survenir une fois les voitures en circulation. Elles doivent donc agir rapidement si nécessaire. Et c’est ce que fait Tesla, en tant que constructeur automobile responsable.

Dans une économie de marché, les licenciements sont une réalité

Au début du mois, l’entreprise annonçait devoir réduire ses effectifs de 9 %, soit 3 600 emplois. C’est la réalité du marché du travail américain. Les entreprises procèdent constamment à des réductions de personnel depuis plusieurs années. Cela importe peu qu’il s’agisse d’une entreprise bénéficiant d’une nouvelle économie telle que Tesla ou d’une entreprise traditionnelle, personne n’est à l’abri. En réalité, les emplois permanents ne sont pas plus sûrs ou stables que les contrats free-lance. Il va falloir s’y habituer.

Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule

Comme si le rappel de véhicules défectueux et les licenciements ne suffisaient pas, le week-end dernier, nous avons appris qu’une voiture de la marque avait pris feu. L’actrice Mary McCormack, la femme du réalisateur hollywoodien, a déclaré que la Tesla de son mari s’était enflammée. L’univers serait-il en train de jouer un mauvais tour à Tesla ? Pas du tout. C’est juste que les mauvaises nouvelles arrivent souvent par vague. 

Les progrès ne sont jamais linéaires

Peu d’entrepreneurs réussissent à commercialiser de nouveaux produits ou de nouveaux concepts sans encombre. Il faut être honnête, rencontrer le succès en commercialisant un nouveau concept de voitures électriques, c’est tout à fait nouveau. Mais comme pour tout ce qui est nouveau, le chemin du succès est semé d’embûches. Dans le cas de Tesla, les récents licenciements et le rappel de véhicules en font partie. Et l’entreprise devra certainement surmonter d’autres obstacles à l’avenir.

Tous ces remous n’ont pas l’air de déstabiliser Elon Musk

Elon Musk, le fondateur de l’entreprise, est un entrepreneur dans l’âme. Il sait comment il veut façonner le monde de demain. Cet objectif est clairement dans sa ligne de mire. Les péripéties qu’il rencontre au quotidien font partie du chemin menant à son objectif, et c’est comme ça que les entrepreneurs réussissent. On peut même comparer les entrepreneurs aux skippers qui se fient à un point à l’horizon pour s’orienter. Ils ne sont pas réellement déstabilisés par la taille des vagues qui heurtent leur navire. Il s’agit d’une stratégie dont nous pouvons tous tirer des leçons.