Dimanche dernier, l’entreprise WeWork a annoncé qu’elle nommait Sandeep Mathrani, « vétéran » de l’industrie immobilière, comme nouveau PDG. Son but est de relancer la start-up immobilière en difficulté après sa tentative d’introduction en bourse ratée et le renversement de l’ancien PDG Adam Neumann, l’année dernière.

  • Sandeep Mathrani travaille dans le secteur immobilier depuis plus de vingt ans et, était, plus récemment PDG du groupe de vente au détail, Brookfield Properties.
  • Alors que l’ancien PDG de WeWork positionnait l’entreprise comme une start-up technologique, Sandeep Mathrani apporte maintenant une expertise immobilière.
  • Il remplace Artie Minson et Sebastian Gunningham, deux anciens dirigeants de WeWork qui étaient co-PDG temporaires suite au départ de M. Neumann en septembre 2019.
  • Sandeep Mathrani a été recruté par Marcelo Claure, président exécutif de WeWork depuis peu, qui est intervenu dans le cadre d’un accord de sauvetage avec Softbank, son plus grand investisseur, a rapporté le Wall Street Journal.
  • Marcelo Claure, un cadre chez Softbank, restera président éxecutif. 

Citation clé : « Je suis honoré de rejoindre le réseau WeWork à ce moment crucial de son histoire », a déclaré M. Mathrani dans un communiqué. La société a redéfini la façon dont les personnes et les entreprises abordent le travail, avec une plateforme innovante, une équipe exceptionnellement talentueuse et un potentiel important (si nous nous en tenons aux valeurs que nous partageons et si nous continuons de toujours privilégier le bien-être de nos membres ».

Contexte clé : Wework a été pendant un moment, l’une des start-up les plus convoitées au monde, mais la société a implosé l’année dernière, après que les investisseurs ont remis en question son administration en matière de gouvernance et de finances, avant son introduction en bourse très attendue. L’offre publique a finalement été suspendue et le PDG « farfelu » de WeWork à l’époque, Adam Neumann, avait démissionné à la suite de reportages dans les médias, mettant l’accent sur son style de gestion inhabituel et ses décisions commerciales douteuses.

Prochaine étape : suite au sauvetage financier, et avec Softbank aux commandes, WeWork a établi un plan quinquennal dans le but de se stabiliser financièrement et avec le souhait d’atteindre la rentabilité d’ici 2021. Ce plan a créé une vague de licenciements l’année dernière et pourrait supposer la vente de plus d’actifs commerciaux non-essentiels (il a déjà vendu la société de logiciels de gestion d’entreprise Teem et sa participation dans The Wing, le mois dernier).

 

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