Alors que les premiers romans de cette rentrée littéraire 2019 sont en train de paraître, le secteur de l’édition ne se montre pas sous son meilleur jour malgré des noms ronflants. 

Des (grosses) têtes d’affiche 

Sorj Chalandon chez Grasset, l’inévitable Amélie Nothomb chez Albin Michel, Aurélien Bellanger chez Gallimard… De très belles têtes d’affiche sortent un nouveau roman en cette fin d’été. L’écrivaine belge participe à sa 28e rentrée littéraire. Albin Michel a prévu un tirage de 160 000 exemplaires pour Soif, son nouveau roman. Yann Moix, prix Renaudot pour Renaissance en 2013 sort le très autobiographique Orléans chez Grasset. Le prix Nobel Patrick Modiano publiera Encre sympathique (Gallimard) en octobre. 

Moins de livres cette année 

Pour qui connaît bien le monde de l’édition, tout le monde (éditeurs, commerciaux, libraires…) est d’accord pour dire que trop de livres sont publiés chaque année. Sauf que trop peu de maisons d’édition semblent prêtes à réduire le nombre de nouveaux titres mis sur le marché. Mais cette année, chacun a mis sa petite pierre à l’édifice. 524 romans seront publiés entre la mi-août et la fin octobre, selon Livres Hebdo­, soit 23 de moins que l’année précédente. Soit 188 ouvrages en littérature étrangère, un nombre stable, et 336 pour le domaine francophone. 82 premiers romans sont également présents : de quoi préparer l’avenir, surtout quand on se souvient que trois seconds romans ont remporté des prix littéraires l’année dernière, meilleur gage de ventes pour les éditeurs et leurs auteurs. En tout cas, nous assistons selon Livres Hebdo à la rentrée littéraire “la plus resserrée depuis 20 ans”. 

Un secteur qui se contracte 

Le chiffre d’affaires des éditeurs a baissé de 4,38% en 2018 par rapport à l’année précédente), l’enjeu demeure de taille. Même si, selon une étude de l’institut GfK publié cet été, les ventes des livres de la rentrée ont chuté de 32% en six ans, cette période représente toujours un quart des ventes annuelles de romans en grand format, comme le rappelle l’AFP, relayé par La Dépêche. Le tirage moyen des nouveautés dépasse à peine les 6 000 exemplaires, selon des chiffres du Syndicat national de l’édition (SNE).