Le leadership féminin englobe des ressources ou qualités qui sont encore sous-exploitées dans les entreprises ou les organisations. Or elles sont essentielles pour relever les défis business et humains de ce siècle. Les hommes comme les femmes peuvent faire appel à ces ressources pour diriger, créer, manager, gérer, innover, entreprendre, administrer, etc. 

Un contexte encore peu propice


D’après la conférencière et l’auteure Janie Duquette, il y a encore des doubles standards pour les 2 sexes.

Selon Victor Hwang, un entrepreneur et investisseur de la Silicon Valley, la culture d’entreprise privilégie la perspective masculine non pas pour marginaliser les femmes mais parce que c’est un monde conçu par les hommes pour les hommes. Par conséquent, les contributions féminines sont souvent invisibles alors que les contributions masculines sont reconnues et récompensées. 

Il a une vision intéressante sur le sujet. Il pense que les femmes qualifiées ne sont pas promues parce que leurs valeurs et leurs traits ne correspondent pas à ce que le leadership a traditionnellement été. Ce qui crée un double obstacle pour les femmes et elles font face aux biais inconscients. Elles ont les capacités pour réussir dans un monde d’hommes, mais cela peut avoir un coût psychologique et physiologique élevé. Par conséquent, plutôt que de s’appuyer sur un système qui n’a pas été conçu pour reconnaître et récompenser leurs forces et leurs contributions ; de nombreuses femmes abandonnent la voie de la direction ou créent leur propre entreprise où elles peuvent dicter leurs propres conditions. 

Une enquête mondiale 

Dans une enquête mondiale menée auprès de 64 000 personnes dans 13 pays, les deux tiers des personnes interrogées (les 2 sexes) considèrent les qualités féminines comme essentielles pour résoudre les problèmes les plus pressants dans le domaine des affaires, de l’éducation, du gouvernement et bien plus encore. 

De ces qualités dites féminines 

Janie Duquette a écrit le livre «Les 7 Clés du leadership féminin: Diriger avec la tête et le cœur» . Elle y aborde sept grandes valeurs, soit l’authenticité, l’empathie, l’intuition, la créativité, la bonté, le partage et la paix.  Elle conseille aux femmes qui accèdent à un poste de pouvoir de se trouver des alliés et de ne pas avoir peur de faire les changements qu’elles ont profondément envie de faire.

Quant à Victor Hwang, il aborde d’autres qualités comme la vision globale à long terme, l’appui ou l’encouragement, le changement de conversation, la distribution de crédit, ou encore la réflexion en réseau. 

Une réalité importante pour les 2 sexes

Pour éviter que la question n’inclue que les femmes, Victor Hwang préconise 4 propositions.

1) Sensibiliser sur l’impact des préjugés implicites et créer des programmes pour y faire face.

2) Changer la conversation car c’est un problème “business” et non féminin.

3) Dépolariser le débat et encourager les hommes dans le mouvement “équité hommes – femmes.”

4) Créer des lieux de travail qui reconnaissent et récompensent les 2 styles de leadership (masculin et féminin).