Crise oblige, les jeunes diplômés français ont été contraints de quitter le territoire pour se forger une expérience à l’étranger. Ils sont revenus en France l’esprit empli d’idées nouvelles et ont amené ce souffle d’optimisme qui donne son attractivité au système entrepreneurial français. Cette nouvelle génération bénéficie par ailleurs d’avantages historiques : une structure académique qui favorise le plurilinguisme et les compétences analytiques, un système de santé providentiel et des réseaux de communications et de transports particulièrement performants. Rien d’étonnant à ce que les entreprises affluent en nombre dans l’Hexagone, à l’instar des géants Facebook et Google. 

                                                     

L’école française, un vivier de talents ?

L’éducation à la française repose sur un socle beaucoup plus solide que dans de nombreux pays, visant l’excellence dans les compétences scientifiques et analytiques. De plus, elle sait s’adapter aux nouveaux défis : les nombreuses formations aux métiers technologiques témoignent d’une ouverture sur les enjeux actuels. Dans un monde de plus en plus impacté par le numérique, les compétences scientifiques sont précieuses pour comprendre, analyser et exploiter les données à des fins ambitieuses. La France est donc particulièrement indiquée pour former des analystes, des data scientists, des développeurs, et sait porter les talents liés aux business florissants de la fintech ou des marketplaces. Les écoles de commerce françaises, ouvertes sur le monde, favorisent l’échange d’étudiants avec les écoles étrangères. Ainsi baignés dans un environnement international et multilingue, les jeunes esprits gagnent en confiance et en ouverture, peuvent mieux élargir leurs perspectives, et acquièrent une grande capacité d’adaptation. Rien d’étonnant alors à ce que des géants comme Google ou Facebook viennent y implanter leurs viviers de compétences !

 

Un esprit aventurier, optimiste et conquérant   

Les entrepreneurs étrangers bénéficient en France d’une énergie nouvelle et prometteuse : celle de la génération Z. Mobiles, détachés des habitudes classiques de travail, baignés dès la naissance dans les outils numériques, les millenials sont une source d’énergie et de richesse incroyable. En France, cette génération est particulièrement bien accompagnée par des formations et des écoles de qualité. De surcroît, ces jeunes sont animés de cet esprit conquérant, que l’on pourrait résumer en une question (« pourquoi pas moi ? »), si caractéristique à la France. Si l’on ajoute à cela le tournant historique que fut la création de la Banque publique d’investissement (BPI), véritable socle de la disruption française, on comprend aisément ce qui rend la France si attractive auprès des entrepreneurs tech étrangers.

 

La France, paradis de l’entrepreneuriat ?  

Avec son système de sécurité sociale providentiel, ses tarifs de transports avantageux, ou encore l’ouverture de son marché des télécoms, l’écosystème économique français facilite grandement la vie des entrepreneurs. Cet environnement, où l’accent est mis sur la simplification du quotidien, est plus à même d’accueillir la compétition et l’émulation. Celles-ci amènent l’émergence d’idées nouvelles et freinent les monopoles. Marché porteur, donc, le pays voit régulièrement naître de fameuses « licornes », et affiche de plus en plus sa volonté d’attirer les talents internationaux et de rapatrier les talents français de l’étranger.

 

Incubateurs et autoformation : l’émergence d’une pédagogie disruptive

En juin 2017, la maire de Paris et le président de la République inauguraient le plus gros incubateur de start-up au monde, Station F, financée par des ténors du numérique (Facebook, Amazon, Microsoft). Situé près de la Bibliothèque Nationale, c’est ici deux symboles qui se côtoient (la France des Lumières et la France des Nouvelles Technologies), et traduisent parfaitement l’ancrage du pays dans une tradition de l’innovation. Cet ancrage s’observe également dans les nombreux incubateurs présents dans les différentes régions de France, et se détecte déjà au sein de centres de formation hors du commun, tels que l’école 42.