Dans un monde changeant à une vitesse exponentielle, il semble évident que certains modèles actuels ancrés dans nos pratiques de consommation, depuis des décennies, soient au bord de la rupture et doivent être refondés. Réellement, une forte proportion des secteurs impactant notre vie quotidienne est traversée par des bouleversements profonds compte tenu de l’avènement du numérique qui appelle à sortir de l’inertie des habitudes et à reconsidérer les raisonnements traditionnels en adoptant progressivement des mobilités plus intelligentes axées sur les services et qui s’adaptent aux exigences de l’époque.

Dans ce contexte, il paraît crucial de questionner nos manières de produire la ville en mettant l’accent sur la réversibilité, la praticabilité et la modularité des espaces urbains pour les rendre adaptés à l’intégration de nouveaux services favorisant des méthodes agiles et créatives en termes d’usages. Ceci devrait permettre de réduire la place de la voiture individuelle dévoreuse d’espaces et de ressources, ainsi que tous les autres modes de transports fortement polluants pour les remplacer peu à peu par des mobilités climatiquement neutres en vue de tendre vers une ville plus soutenable. Cette nouvelle vision doit s’accompagner d’une politique volontariste en faveur de la mobilité douce par la promotion de la marche, du vélo ainsi que d’autres formes de micro-mobilité comme les trottinettes, les Skateboards électriques, les gyroroues et les hoverboards en milieu urbain, grâce à une généralisation de pistes dédiées qualitatives et sécurisées ainsi que des voies réservées et des itinéraires continus pour éviter les nuisances susceptibles d’être causées par ces engins de déplacement personnel et préserver la tranquillité de chacun.


Cette nouvelle philosophie peut également être traduite par l’utilisation de vélos-cargo qui offrent la possibilité de ne plus simplement se déplacer, mais surtout de transporter des objets plus ou moins volumineux. Le bon exemple à suivre en la matière, est celui de la ville de Copenhague, au Danemark qui est indiscutablement la capitale du vélo et des mobilités propres plus généralement. Son modèle porte sur la création des véloroutes privilégiant clairement les cyclistes aux automobilistes. D’autres villes européennes, comme la ville de Pontevedra, en Espagne, interdisent leur hypercentre aux voitures dans le but de prioriser les circulations douces et faire profiter pleinement la population de l’espace public. Concernant les trajets courts, l’expérience des moto-taxis à Lima, la capitale du Pérou reflète la coexistence réussie entre les transports artisanaux et institutionnels pour faire face à la saturation du système de mobilité local en raison de la croissance urbaine considérable de cette grande métropole d’Amérique latine. Ces nouvelles mobilités limitent, en conséquence, les nuisances sonores dans les agglomérations urbaines.

En effet, il est nécessaire que ces changements radicaux soient programmés et appuyés par un portage politique fort visant l’impulsion de nouvelles stratégies d’aménagement évolutives et des politiques publiques revisitées qui nécessitent une mobilisation multi-acteurs englobant les secteurs privé et public. C’est à travers une approche anticipatrice de la planification que la mobilité légère et décarbonée puisse être accélérée pour encourager les maîtres d’usages à adopter des pratiques « eco-friendly » et à emprunter des Bus à Haut Niveau de Service hybrides ou des voitures électriques rendues possibles grâce aux batteries Ion – Lithium tout en investissant dans le verdissement de la source d’électricité. Une autre option prometteuse est également matérialisée par les engins à moteur hydrogène s’appuyant sur des piles à combustibles.


Ces transports propres impliquent la mise en œuvre de stations de ravitaillement multi-énergies qui commencent à prendre forme dans les grandes villes-monde à l’instar du Québec. Cependant, ces nouveaux modes écologiques qui sont aussi un enjeu de santé publique, entraînent encore davantage d’expérimentations pour affiner les progrès industriels, et seraient plus bénéfiques par l’instauration d’aides financières ciblées afin de garantir un développement massif et généralisé dans les territoires. A titre d’exemple, la ville de Marrakech, au Maroc se démarque par la concrétisation d’une stratégie de déploiement des deux-roues électriques couplée à l’équipement d’un nombre important de véhicules d’une pile à hydrogène incorporée dans une cartouche comme alternative aux énergies fossiles dans une logique de mobilité zéro carbone. Pour la solution hydrogène, il serait judicieux de donner la priorité, dans un premier temps, aux transports en commun en raison du coût global conséquent. C’est la ville de Tokyo, au Japon qui investit massivement dans ce domaine et prévoit de mettre en circulation une importante flotte de bus à hydrogène.

De la même manière, l’arrivée du « free-floating », c’est-à-dire le service de partage de scooters ou de vélos sans bornes et sans abonnement prend de l’ampleur avec la multiplication d’acteurs internationaux essentiellement en provenance d’Asie, mais invite tout de même à plus de prévision de la part des mégalopoles pour permettre une cohabitation pacifique de cette nouvelle offre avec les autres modes existants et empêcher toute forme d’anarchie. En effet, cette technologie émergente qui gagne du terrain, devenue possible via smartphone permettant de géolocaliser et de déverrouiller un engin, a besoin d’un cadre légal pour imposer un minimum de régulation de l’espace public. Ce moyen de locomotion connait un véritable succès à Pékin, en Chine et s’exporte à l’échelle européenne.

Par ailleurs, il est absolument essentiel de mettre fin aux déserts de la mobilité et connecter les territoires par l’inclusion de services à fort impact social accessibles à tous qui passent nécessairement par des réformes territoriales consensuelles pour assouplir la réglementation et organiser les initiatives citoyennes. Aujourd’hui, il y a un fossé entre les actions des municipalités et les revendications des administrés qui doivent, désormais, être remis au cœur des politiques locales afin d’éveiller les consciences et accompagner les managers des villes dans leur prise de décision. De ce fait, les innovations technologiques constituent l’une des réponses pragmatiques en mesure de satisfaire les demandes légitimes des populations car elles apportent une plus-value en matière de choix de mobilité.

Néanmoins, le transport à la demande qui se structure de plus en plus, favorise le maintien du lien social, par son ancrage local et sa modernisation permanente. Pour cette raison, ce mode de déplacement alternatif devra être mis à disposition en temps réel, plus accessible via une répartition homogène des arrêts à la demande, et plus souple à travers des solutions clé en main 100% Cloud et 100% smartphone spécialement dans les territoires ruraux et périurbains. La coopération entre le constructeur allemand Mercedes, une start-up américaine et des opérateurs de transports urbains historiques, en est une illustration parfaite qui commence à porter ses fruits grâce au lancement d’un service complet à destination des habitants de zones à faible densité. Concrètement, l’évolution des systèmes de transports intelligents (ITS) peut participer à l’optimisation et l’accessibilité renforcée des transports publics. Dans ce sens, le rebond des territoires pourrait être tiré par le dynamisme créée par la diversité des actions fédératrices autour des mobilités pour maintenir la cohésion et l’insertion sociale.

En parallèle, le développement de la route connectée est en marche grâce aux capteurs capables de transmettre une multitude de données stratégiques aux maîtres d’usages, à savoir le temps de parcours, la vitesse moyenne, la météo et la mesure du taux de congestion. Par conséquent, l’utilisation et l’analyse de ces données générées par les infrastructures communicationnelles conduira à une exploitation optimale et une meilleure compréhension des attentes dans l’objectif d’actionner les ajustements en fonction des potentialités identifiées et in fine éliminer les éléments perturbateurs. Pour schématiser ces nouvelles tactiques urbaines, il est intéressant de mettre en avant le centre de gestion du trafic mis en place par la ville de Moscou, en Russie, qui traite les données mobiles afin d’analyser et de gérer efficacement une importante quantité de flux.  Il permet aussi de prédire le trafic routier plusieurs heures à l’avance dans l’objectif de prévenir les automobilistes en amont de leur trajet des complications éventuelles via les réseaux sociaux.

Ces nouveaux paramètres doivent pouvoir permettre d’agréger les éléments collectés pour ensuite fiabiliser la durée et la composition du trajet. Il est également possible de partager ces données avec des applications mobiles de navigation GPS pour plus d’efficacité opérationnelle. Ainsi, la technologie « Cellular Vehicle-To-Everything Technology » (C-V2X) offre la possibilité aux véhicules connectés de communiquer avec d’autres véhicules, avec l’infrastructure routière, les systèmes et les piétons via le réseau mobile 5G.

En effet, ces technologies de pointe préparent le terrain au déploiement du véhicule autonome qui incarne la mobilité d’avenir, et se concrétise dès aujourd’hui avec l’expérimentation des robot-taxis en Arizona aux Etats-Unis, ou les voitures volantes en milieu urbain et dans les zones isolées développées par Airbus et des groupes industriels de renom comme Rolls-Royce et Aston Martin. Ces équipements représentent de vraies alternatives qui visent à atténuer la pression de la circulation routière face à une congestion de plus en plus forte. D’autre part, la mobilité fluviale s’insère également dans les pratiques urbaines spécialement à Amsterdam, aux Pays-Bas qui a mis au point une technologie basée sur un système d’intelligence artificielle pour l’exploitation de bateaux-robots sur les canaux.

D’autres projets futuristes comme le train-avion, font leur apparition pour rapprocher les gares des aéroports ou l’avion tout électrique propulsé par batteries pour les courtes distances en développement par une compagnie aérienne britannique. Dans le même esprit, les navettes automatisées pour lier les infrastructures aéroportuaires aux réseaux de transports en commun, sont désormais une réalité comme le démontre l’expérience pilotée par Bombardier à l’aéroport de Los Angeles.

Quant à la sécurité des passagers et du personnel, les améliorations sont nombreuses, à l’image d’une technologie réalisée dans le métro de San Francisco et d’autres villes emblématiques, basée sur la radionavigation logicielle pour faire fonctionner le GPS dans les stations souterraines du métro et les tunnels routiers. De même, des solutions de prédiction de la fraude dans les transports en commun sont d’ores et déjà opérationnelles. Une autre innovation remarquable est dévoilée lors du salon CES à Las Vegas, par un constructeur d’automobiles sud-coréen, qui a mis sur pied un véhicule à quatre pattes, mi-voiture mi-robot, en capacité non seulement de rouler, mais de ramper pour servir sur des terrains escarpés en cas de catastrophes naturelles ou pour l’exploration interplanétaire.

De toute évidence, l’internet des objets (IOT) ainsi que les méga-données contribueront à une montée en puissance des systèmes de transports intelligents dans la perspective de booster la productivité, la sécurité et la performance environnementale. Dans le fond, toutes ces technologies de pointe préfigurent la progression des modèles de Smart Cities.

Pour être au plus près des besoins croissants des populations, les opérateurs des mobilités doivent s’orienter vers une personnalisation de l’offre de transport et l’adaptation de la tarification en fonction des types d’usages pour apporter des réponses en phase avec les attentes des citadins. D’ailleurs, la création d’un système unique de facturation intégrant plusieurs modes de déplacements permet d’optimiser la mobilité en harmonie avec les usages. Cette offre « Pay-Per-Use » est opérationnelle à Singapour, qui a mis en place une solution ayant pour objectif de payer les transports en commun à la distance parcourue et les maîtres d’usages sont débités en fonction du trajet qu’ils effectuent. Une solution semblable est également en passe de réussir dans la capitale Rwandaise, Kigali qui est considérée aujourd’hui comme l’une des métropoles exemplaires du continent africain. Cette évolution est centrée plus sur le parcours voyageur que sur le moyen de transport.

En effet, le numérique facilite le choix de mobilité et la possibilité de combiner plusieurs moyens de se transporter. Cette flexibilité offre à la fois des solutions compétitives et vertueuses. Aussi, les différentes formes de partage de la mobilité ont pour ambition de réduire les encombrements quotidiens et en même temps de rationaliser le coût de transport. A cela s’ajoute, l’écosystème des VTC qui marque un vrai tournant dans le marché de la mobilité en cassant les monopoles historiques.

D’un autre côté, la Blockchain qui est un protocole informatique, s’affirme comme une technologie de rupture, en rendant les transactions plus faciles par son caractère transversal et en permettant aux membres d’une communauté de stocker, de partager directement et de transmettre des informations fiables de manière sécurisée et transparente sans aucun intermédiaire. Ce système constitue une réelle opportunité de mise en place de nouveaux services de la mobilité disruptive par la sécurisation des échanges sur des plateformes non conventionnelles de mise en relation directe entre conducteurs et passagers pour disposer d’une nouvelle manière de consommer et de partager librement la mobilité. Ces métamorphoses posent aussi la question du modèle économique qui doit évoluer constamment.

Par ailleurs, s’agissant de l’information voyageurs devenue capitale dans l’équation d’une mobilité efficiente, il est essentiel de proposer aux consommateurs, une solution intermodale et intégrée composée de tout mode de transport et de l’entièreté des informations issues de l’ensemble des opérateurs des mobilités, pour assurer une meilleure régulation des flux et une maîtrise parfaite des parcours. Cela est appuyé par la possibilité de prédire l’affluence dans les transports en commun pour mieux adapter les organisations. Cette stratégie correspond par ailleurs à la démarche « Transport Demand Management » (TDM), une initiative internationale qui consiste en l’application de stratégies et de politiques visant à optimiser la demande de déplacements et à la redistribuer dans l’espace et dans le temps.

Concernant les systèmes billettiques, le modèle NFC sans contact vise à repenser les titres de transports simplifiant ainsi la validation. Cette technique fonctionne même avec un smartphone éteint ou avec une batterie déchargée et a été testée par un consortium au sein de la région Île-de-France. En outre, la carte Octopus rechargeable sans contact instaurée par la ville de Hong-Kong est non seulement un mode de paiement dans les transports collectifs mais a évolué en carte multi-services utilisée comme moyen de paiement dans les magasins, les restaurants et les parkings.

Dans une même continuité, le stationnement intelligent est l’un des piliers d’une mobilité fluidifiée, car ce système est axé sur la détection des places disponibles ou les parcs-relais pour faire baisser la pression sur les villes tout en systématisant le paiement dans l’objectif de renforcer la transparence.

Globalement, la « Mobility As A Service » (MAAS) qui regroupe plusieurs fonctionnalités cohérentes, consiste à centraliser et unifier sur une application, une offre équilibrée de mobilité multimodale, individualisée et interopérable avec une tarification globale, sur le smartphone pour faciliter tous les déplacements de bout en bout.  L’idée est de pouvoir choisir le meilleur trajet en toute sécurité en s’adaptant aux circonstances et aléas, et de bénéficier d’autres usages inspirés des mobilités actives. Dans ce cadre, les pôles d’échanges multimodaux qui redynamisent le paysage urbain, sont le point de convergence de tous les modes de déplacements et facilitent le passage d’un moyen de transport à l’autre.  

Matériellement, la ville de Helsinki, en Finlande a mis en place un dispositif avant-gardiste qui mutualise la totalité des applications et comporte tous les moyens de transports, en plus d’identifier le parcours le plus rapide d’un point A à un point B. Par ailleurs, il existe aussi des moyens de co-piétonnage qui offrent plus de convivialité et de sécurité pour des personnes effectuant le même trajet dans le cadre de leurs activités professionnelles tout en favorisant l’éco-mobilité. De plus, les applications de réalité augmentée pourraient améliorer les déplacements des personnes à mobilité réduite (PMR). Ainsi, le smartphone s’impose comme un outil puissant qui bouscule totalement les schémas classiques pour rendre la mobilité à portée de main. Cette variété d’applications reflète l’inventivité des start-ups et l’extraordinaire synergie suscitée par les sujets liés à la mobilité.

En réalité, la connaissance client, par la création d’un lien fort et quotidien avec les maîtres d’usages, sert à perfectionner l’expérience utilisateur. Du transport à la mobilité, les forces vives de l’écosystème ont intérêt à renouveler sans cesse leurs offres pour convenir aux spécificités des nouveaux modes de communication et des usages urbains modernes. Ces derniers deviennent de vrais facteurs de réussite de la vie urbaine et favorisent l’acceptabilité sociale. Les systèmes collaboratifs doivent répondre aux exigences de l’immédiateté, l’interactivité, la multicanalité et l’ubiquité, inhérentes au phénomène du nomadisme numérique.

De ce point de vue, il importe de s’inspirer de l’approche « user-centered » qui consiste à remettre les utilisateurs finaux au centre du processus de la fabrique de la mobilité. Cette méthode novatrice poursuit l’objectif d’accompagner le voyageur tout au long de son parcours, d’analyser les habitudes, les difficultés pratiques et les contraintes. Ceci a pour but d’aboutir à des solutions concrètes en concordance avec les logiques comportementales pour promouvoir une mobilité à la carte, en bénéficiant du big data qui promeut l’intelligence connective fortement utile à la construction d’une mobilité sur mesure à terme.

Ces transformations sont motivées par une véritable prise de conscience générale des enjeux socio-économiques et écologiques majeurs pour une société post-pétrole et passeront par la mise en application de politiques publiques courageuses pouvant inclure le changement observé des pratiques urbaines annonciatrices de l’installation d’un écosystème dédié aux mutations technologiques et à la décarbonation des mobilités dans la perspective de définir une stratégie opérationnelle permettant l’élaboration d’un business model scalable et le renforcement de l’attractivité du secteur des mobilités et des services associés auprès des investisseurs locaux et internationaux. Clairement, les solutions sont déjà en germe et les idées foisonnent pour disrupter l’industrie des transports.

Par contre, cette reconfiguration territorialisée des mobilités n’a de sens que si elle produit des effets tangibles et durables, c’est pourquoi il est indispensable d’évaluer les démonstrations pour les orienter directement vers les populations visées. Il est important de rappeler que nos modes de déplacements vont encore changer rapidement et entraîneront naturellement des réponses à la hauteur des aspirations pour tirer parti des possibilités permises par le numérique et donner à chacun les moyens de s’approprier les technologies aujourd’hui et de demain.

Pour mieux servir les maîtres d’usages, il existe des moyens peu coûteux mais qui génèrent rapidement des modifications positives des comportements de mobilité, qu’il convient de multiplier. L’avenir de la mobilité connectée passe aussi par la capacité des acteurs à partager et à valoriser certaines données qui forment un élément-clé pour l’accroissement des systèmes de transports intelligents au service du plus grand nombre.

Le secteur de la mobilité intelligente est un accélérateur de croissance créatrice de fortes opportunités économiques. Ce marché mondial colossal en plein essor qui culmine actuellement à plusieurs centaines de milliards d’euros, devrait être revu à la hausse d’ici quelques années. Enfin, il est primordial que les acteurs des territoires se mettent autour de la table pour un exigeant travail sur les formes de mobilités à standardiser et à développer de manière coordonnée au profit des citoyens. En clair, il convient d’allier nouvelles méthodes de fabrique de la mobilité et bon usage de la complexité. Pour relever ces défis, au-delà de l’action politique, les entreprises ont un rôle déterminant à jouer dans l’amélioration du confort d’usages. Cette collaboration entre les acteurs est incontournable pour réussir la nécessaire transition vers des mobilités servicielles personnalisées et abordables.