Jack Dorsey, Le PDG De Twitter Poussé Vers La Sortie

Sur Twitter, une guerre bien particulière fait rage. Elle oppose Paul Singer à Jack Dorsey, deux hommes à l’influence considérable qui se disputent la présidence du réseau social.

Paul Singer, un investisseur américain, a pris une participation dans le réseau social au petit oiseau bleu et veut maintenant en changer le PDG. C’est actuellement Jack Dorsey qui détient le poste, mais peut-être pas pour longtemps puisque l’homme d’affaires actionnaire souhaite l’évincer et obtenir quatre sièges au conseil d’administration.

Il est vrai que Jack Dorsey est un PDG pas comme les autres. Il partage son temps entre la gestion de Twitter (le réseau social est valorisé à 26 milliards de dollars) et Square, une application de paiement électronique (valorisée à 36 milliards de dollars). Cet arrangement fait partie des raisons pour lesquelles le fonds d’investissement Elliott Management, créé par Paul Singer, fait pression pour destituer l’actuel PDG. Par ailleurs, Jack Dorsey a mentionné publiquement son désir de s’installer en Afrique, un argument de plus pour l’investisseur. Pour l’instant, le montant la participation d’Elliott Management dans le réseau social n’a pas été rendu publique, et un porte-parole du fonds d’investissement a refusé de faire tout commentaire. Même refrain chez Twitter, qui ne souhaite pas réagir à l’affaire.

Paul Singer a fait beaucoup parler de lui ces derniers mois. L’an dernier, il a accumulé une participation de 25 milliards de dollars dans SoftBank, après la catastrophe provoquée par l’affaire WeWork, qui a dû mettre la clef sous la porte, entraînant SoftBank dans sa chute.

L’homme d’affaires avait créé Elliott Management en 1977 et s’est depuis imposé comme l’un des investisseurs les plus réputés (et redoutés) de Wall Street. Par le passé, il a parfois été opposé à des gouvernements, comme lors la campagne qu’il a menée pendant plusieurs années afin que l’Argentine lui rembourse ses obligations. Paul Singer et les autres détenteurs de titres d’emprunt ont fini par remporter cette bataille, l’Argentine ayant accepté en 2016 de payer 4,75 milliards de dollars, soit les trois quarts de ce qui était dû.

 

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