Cette année, 56 femmes figurent sur la liste Forbes 400 des personnes les plus riches des États-Unis, soit le même nombre que l’année dernière. Mais en tant que groupe, elles sont plus riches que jamais, avec une valeur combinée de 452 milliards de dollars (contre 430 milliards de dollars l’année dernière).

Cependant, la bonne fortune n’a pas été répartie de manière égale. En effet, la quasi-totalité des 22,5 milliards de dollars de gains appartient à seulement deux femmes.
MacKenzie Scott, qui a changé son nom de famille de Bezos à Scott en juillet, a reçu une participation de 4 % dans Amazon suite à son divorce en 2019 avec Jeff Bezos ; elle s’est enrichie de 20 milliards de dollars par rapport à l’année dernière, et ce suite à une hausse de 64 % des actions d’Amazon, le géant du commerce électronique.
Alice Walton, héritière de la fortune de Walmart, a vu sa valeur nette grimper de près de 11 milliards de dollars depuis le Forbes 400 de 2019, en raison d’une hausse des actions de Walmart après que la société a basculé vers les achats en ligne de produits alimentaires et d’articles ménagers pendant la pandémie de Covid-19.

Plus de 60 % des femmes figurant sur la liste valent moins cette année que l’an dernier. Si les actions du commerce électronique et des jeux vidéo ont augmenté pendant la pandémie, d’autres secteurs, dont l’hôtellerie et le pétrole et le gaz, ont été touchés. D’ailleurs, Elaine Wynn, la plus grande actionnaire du géant des casinos Wynn Resorts, a été rayée de la liste en raison de l’arrêt total de l’activité touristique, ce qui a engendré la chute de 33 % des actions depuis la liste de 2019.

La seule nouvelle venue est Alice Schwartz, qui a cofondé en 1952 avec son mari Bio-Rad Laboratories, le fabricant de produits de diagnostic et de recherche en sciences de la vie. Les actions de la société, qui possède un produit utilisé dans les tests Covid-19, ont grimpé en flèche pendant la pandémie. À 94 ans, elle est la plus âgée des nouvelles venues cette année.

Seules 11 des 56 femmes du Forbes 400 sont des self-made women, c’est-à-dire qu’elles ont bâti leur fortune par elles-mêmes ou avec leur conjoint. La magnat de la construction Diane Hendricks est la plus riche d’entre elles. Les 45 autres ont hérité leur fortune de leur famille ou de leur conjoint décédé, ou, comme MacKenzie Scott, qui a obtenu sa fortune dans le cadre de son divorce avec Jeff Bezos. En effet, les dix femmes les plus riches de la liste ont toutes hérité de leur fortune.

En outre, il y a l’écart racial de richesse : les Blancs détiennent près de 85 % de la richesse du pays bien qu’ils représentent un peu plus de 60 % de la population. De plus, selon la Réserve fédérale et le Bureau du recensement américain, cet écart est encore plus prononcé chez les femmes les plus riches du pays. Seules deux femmes de la liste, Oprah Winfrey et Thai Lee, la femme derrière le fournisseur informatique SHI International, sont des femmes de couleur.

Voici donc les 9 femmes les plus riches des États-Unis :

Alice Walton :

Valeur nette : 62,3 milliards de dollars.

Fille unique du fondateur de Walmart, Sam Walton, Alice Walton a axé sa carrière sur le monde de l’art. Elle a reçu la médaille Getty en février pour ses contributions dans ce domaine. En 2011, elle a ouvert le Crystal Bridges Museum of American Art à Bentonville, en Arkansas, qui a coûté 1,2 milliard de dollars et qui abrite également le siège social de Walmart. Le musée a apporté des œuvres de Georgia O’Keeffe et d’Andy Warhol à cette ville de 51 000 habitants.

Mackenzie Scott :

Valeur nette : 57 milliards de dollars.

MacKenzie Scott, qui a abandonné le nom de Bezos en juillet, se trace un chemin philanthropique distinct de celui de son ex-mari. En mai 2019, elle a signé le Giving Pledge, promettant de donner au moins la moitié de sa fortune à des causes caritatives (promesse que Jeff Bezos n’a pas signée). En juin, elle a annoncé qu’elle avait fait don de près d’1,7 milliard de dollars à des organisations à but non lucratif qui s’attaquent à des problèmes tels que l’inégalité raciale et sexuelle, notamment le Morehouse College et le National Women’s Law Center.

Julia Koch :

Valeur nette : 45 milliards de dollars.

Julia Koch est apparue pour la première fois sur le Forbes 400 l’année dernière après qu’elle et ses enfants ont hérité de 42 % des parts du conglomérat manufacturier et de combustibles fossiles, Koch Industries, à la suite du décès de son mari, David Koch. Pendant la pandémie de Covid-19, la femme la plus riche de New York se serait réfugiée dans sa propriété de Southampton, d’une valeur de 27 millions de dollars.

Jacqueline Mars :

Valeur nette : 29 milliards de dollars.

On estime que Jacqueline Mars possède un tiers de Mars Inc, le géant privé de la confiserie qui fabrique des bonbons de base comme les M&Ms, Snickers et Twix, et est également un gros vendeur de nourriture pour animaux de compagnie, avec 50 marques dont Pedigree et Whiskas. Cependant, sa valeur nette a chuté d’environ 700 millions de dollars depuis l’année dernière. De plus, la pandémie pourrait annuler la distribution de bonbons cette année, qui représente une source importante de revenus pour l’entreprise.

Laurene Powell Jobs :

Valeur nette : 16 milliards de dollars.

Laurene Powell Jobs, qui a hérité de son défunt mari Steve Jobs de milliards d’actions Apple et Disney, dirige désormais le Collectif Emerson : une organisation de changement social qui fait à la fois des dons et des investissements. Elle a dû faire face à une réaction brutale en ligne lorsque The Atlantic, dont Emerson Collective est l’actionnaire majoritaire, a licencié 20 % de son personnel en mai après que les ventes de publicité ont chuté en raison de la pandémie de Covid-19.

Abigail Johnson :

Valeur nette : 15 milliards de dollars.

Abigail Johnson est la PDG de Fidelity Investments, le géant des fonds communs de placement fondé par son grand-père en 1946. Elle possède près d’un quart de l’entreprise qui, en octobre 2019, a suivi Schwab et TDAmeritrade et a cessé de prélever des commissions sur les transactions boursières américaines.

Ann Walton Kroenke :

Valeur nette : 8,4 milliards de dollars.

Ann Walton Kroenke, la fille aînée de Bud Walton (frère du fondateur de Walmart, Sam Walton) a hérité de ses parts du méga-détaillant lorsque son père est mort en 1995.  Elle est mariée à Stanley Kroenke, un magnat de l’immobilier (qui vaut à lui seul 8,3 milliards de dollars). Néanmoins, Mme Kroenke n’est pas impliquée dans la gestion de Walmart et n’a jamais travaillé pour géant de la distribution.

Blair Parry-Okeden :

Valeur nette : 8,2 milliards de dollars.

Lorsque leur mère, Barbara Cox Kennedy, est décédée en 2007, Blair Parry-Okeden et son frère Jim Kennedy ont chacun hérité d’une participation de 25 % dans Cox Enterprises. Ce conglomérat médiatique est la société mère du fournisseur de câble et d’internet Cox Communications et de Cox Automotive, qui comprend une série d’entreprises automobiles comme Kelley Blue Book et Autotrader. Cox Automotive a cependant licencié ou mis à pied plus de 5 400 employés américains depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Nancy Walton Laurie :

Valeur nette : 7,5 milliards de dollars.

La plus jeune fille de feu Bud Walton, Nancy Walton Laurie, et son mari, Bill Laurie, sont propriétaires de la Providence Bank of Missouri. Elle a également hérité d’une partie des actions de Walmart. Le couple réside principalement à Henderson, dans le Nevada, une banlieue de Las Vegas, et possède des maisons dans le quartier de Bel Air à Los Angeles et à Columbia, dans le Missouri. Comme sa tante Alice et sa sœur Ann, Nancy a vu sa fortune s’accroître l’année dernière, grâce à la montée en puissance des achats en ligne qui ont fait grimper les actions de Walmart pendant la pandémie de Covid-19.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Ariel Shapiro

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