Partenaire du plus grand festival de cinéma du monde depuis maintenant 35 ans, Renault prend une fois de plus ses quartiers à Cannes où les plus prestigieux modèles – un contingent composé de plus de 300 voitures – de la marque au losange accompagnent stars et vedettes du grand écran au pied du fameux tapis rouge.

« Déjà, au début des années 80, R25 et Safrane déposaient acteurs, actrices et membres du jury au pied du tapis rouge. Aujourd’hui, Mick Jagger ou Lenny Kravitz sont transportés en ce lieu chargé d’histoire en Espace ou en Talisman ». Claude Hugot, directeur des relations publiques de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, égrène l’histoire d’une autre « alliance ». Celle qui s’est nouée en 1983 entre la marque au losange « présente dans l’inconscient collectif des Français »et  la grand-messe du cinéma mondial qui, chaque année, prend place sur la Croisette qui, pour l’occasion, revêt ses plus beaux habits de lumière. « Cannes est le premier festival du monde. Nous disposons d’un tapis rouge exceptionnel et ce ne sont pas moins de 5 000 médias qui couvrent l’événement. Nous sommes même parvenus à calculer que le Festival engendrait près de  70 000 heures de reportages télévisés, aux quatre coins du monde, que ce soit en Chine, en Corée, en Inde ou au Brésil », raconte celui qui a fourbi ses premières armes en tant que directeur de la communication de Nissan à partir de 2001. Et cet événement d’envergure planétaire que constitue le Festival de Cannes attise de nombreuses convoitises, pléthore de marques et autres sponsors tentant bon gré mal gré de capter une certaine forme de visibilité. Fût-elle des plus fugaces. Ce qui n’est pas le cas de Renault. Loin s’en faut.

Mais à ce petit jeu, l’autoproclamé premier constructeur mondial de 2017 (ou second derrière Volskwagen, c’est selon) dispose d’un atout maître : son savoir-faire forgé au cours de ces 35 années de partenariat qui ont consacré Renault comme fournisseur de véhicules officiels du Festival. Dès lors, chacune des 300 voitures  déployées par la marque de Boulogne-Billancourt lors de ce cru 2018 déposent stars, starlettes et acteurs et actrices confirmés au pied du tapis rouge. Et profitent ainsi allègrement des crépitements et des flashs des photographes. Une position idoine. « Il est vrai que cela nous confère un statut particulier par rapport à d’autres partenaires du Festival », sourit Claude Hugot.  Ce dernier, fort de cette histoire déjà longue de 35 ans, a néanmoins pu admirer l’évolution du regard porté sur une marque qui tend désormais vers le premium et le « trendy ». « Nos nouveaux modèles comme le Talisman, fer de lance de cette édition 2018, jouissent d’une ligne plus épurée. Esthétiquement, nous n’avons rien à envier aux voitures allemandes ». Citons ainsi pêle-mêle le Trafic SpaceClass, mini-van de luxe développé en partenariat avec Daimler, maison-mère de Mercedes ou  encore le 4×4 Koleos.

Une image davantage « premium » et « trendy »

Divers modèles qui ont contribué à offrir ses lettres de noblesse à la marque et à la hisser vers le haut, et ainsi être à la hauteur d’un tel événement. « Beaucoup de stars roulent en Renault et veulent rouler en Renault.  Même nos modèles électriques comme Zoe sont particulièrement prisés par certaines vedettes du grand écran vivant à Paris. Et pour nous, c’est un honneur de voir de telles personnalités comme Sharon Stone, Uma Thurman, Nicole Kidman ou encore Jessica Chastain descendre de nos voitures durant cette quinzaine », poursuit le directeur. Renault n’a pas vraiment besoin – doux euphémisme – de déployer des trésors de communication pour accroître sa notoriété durant cette « opération cannoise ».  « Bien avant 1983, date je le rappelle de la naissance de ce partenariat officiel entre Cannes et Renault, Jean-Paul Belmondo ou Brigitte Bardot avaient déjà recours à nos véhicules », évoque Claude Hugot.

Car si cette quinzaine s’avère être du pain béni du point de vue communication, elle l’est également sur le volet financier. « Le ticket d’entrée des partenaires se situent peu ou prou à 100 000 euros. Pour Renault, le budget alloué au Festival est d’environ 300 000 euros », précise Claude Hugot. Une somme conséquente, certes, mais qui comprend le déploiement de 300 véhicules officiellement mis à disposition de la fine fleur locale.  Mais ce n’est rien à côté des retombées économiques durant cette quinzaine qui s’élèvent à 60 millions d’euros (!), soit un retour sur investissement, vous l’aurez compris, particulièrement important. « C’est une opération quasi blanche pour nous. Le Festival de Cannes est le plus bel événement médiatique pour notre marque », sourit le responsable des relations publiques.  Quant aux 300 véhicules qui arpentent  les routes de la ville durant cette quinzaine (ce qui représente près de 20 000 déplacements), ils sont préparés deux semaines à l’avance, « stickés » avec la palme d’or en provenance directe des usines Renault. Ils sont ensuite revendus dans le réseau avec moins de 1 000 kilomètres au compteur.

Une flotte de véhicules multipliée par 10 en 35 ans et une présence, outre à Cannes, dans d’autres festivals hautement prestigieux comme celui du film romantique de Cabourg, à Deauville pour le Festival du film américain, et même au Golden Globes.  « Nous sommes également partenaire des Fashion Weeks », détaille Claude Hugot.  Des événements prestigieux qui accompagnent la montée en gamme de la marque au losange qui devrait continuer à profiter des paillettes quelques années encore. « Nous avons reconduit notre partenariat », affirme le responsable. Et continuer ainsi de transporter une pluie d’étoiles au pied du tapis rouge.