Vous êtes aujourd’hui présent dans 27 pays. Envisagez-vous, fort de cette levée de fonds, de vous déployer davantage hors de nos frontières ?

Aujourd’hui, sur les 27 pays que vous évoquez, six d’entre eux bénéficient d’une couverture intégrale de notre réseau, tandis que les 21 autres en disposeront très rapidement. Nous devrions, en outre, être présents dans 30 pays à la fin de l’année 2016. L’objectif est de doubler notre présence, soit l’équivalent, peu ou prou, de 60 pays, d’ici 2018. Il y a, également, deux « mastodontes » que nous regardons de près aujourd’hui, qui sont l’Inde et la Chine, mais sur lesquels il reste encore beaucoup de travail à mener même si nous espérons nous déployer là-bas dans les prochaines années. L’essentiel à retenir est que nous n’avons « aucune limite » et que nous souhaitons importer notre savoir-faire dans le monde entier, voire d’y associer quelques satellites supplémentaires pour assurer la couverture des océans et des déserts. L’avantage de notre réseau, et nous l’avons prouvé, est qu’il est très peu coûteux à déployer et à entretenir. Il peut donc jouer un rôle fondamental dans l’avenir et devenir le réseau de référence bas débit pour transmettre des données simples. Ce réseau pourrait potentiellement, si nous arrivons à développer des synergies avec les opérateurs, également jouer le rôle de « back-up » auprès des réseaux « traditionnels ». Ainsi, où que vous soyez dans le monde, si vous avez besoin de débit, et que pour des raisons diverses le Wifi et la 4G sont inopérantes, vous pourrez bénéficier du réseau Sigfox pour passer des messages d’alerte.

Parmi vos autres perspectives, une possible introduction en Bourse est également évoquée à l’horizon 2018.  Pouvez-vous nous en dire davantage ?

L’idée est de donner un peu de liquidité à nos actionnaires historiques, et non de vendre l’entreprise. Or, le meilleur moyen de parvenir à cela et de faire une IPO (processus d’introduction en Bourse). Il faut bien garder à l’esprit qu’au moment de lancer Sigfox, en 2011, notre marché n’existait pas. Désormais l’internet des objet (IoT), en tant que tel, fait office d’incontournable dans de nombreuses industries. Mais il faut encore que les industriels l’intègrent encore davantage dans leur plan de développement. Il est peu onéreux -nous avons annoncé des modules à 2 dollars récemment-  d’intégrer une connectivité comme celle de Sigfox dans n’importe quel équipement industriel. Pour résumer, l’année 2017 va véritablement consacrer notre déploiement « de masse » tandis que 2018, si évidemment si la conjoncture est favorable, peut constituer une bonne fenêtre pour introduire Sigfox, atteindre la rentabilité, réaliser un chiffre d’affaires significatif (à hauteur de 100 millions d’euros). Le tout en disposant d’un marché en demande très mature. Ce sont les prochains défis à relever.  

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