La crise sanitaire a profondément bouleversé le quotidien de tout un chacun. Entre le déploiement massif du télétravail et les initiatives gouvernementales visant à privilégier les distanciations, les Français ont dû apprendre à vivre autrement. L’engouement pour le deux-roues vient ainsi relancer le débat de l’essor d’une mobilité différente. 

Les deux-roues ont la cote ! Malgré un premier semestre marqué par la restriction des déplacements, les professionnels du cycle, du scooter et de la moto terminent l’année avec le sourire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : il se sera vendu en juin 2020 deux fois plus de cycles qu’en 2019 sur la même période. Ce que confirment des enseignes du vélo telles que Les Cycles Cesbronou, Les Cycles Chiasson. Du jamais vu de mémoire de gérants, pourtant habitués ces six dernières années à la croissance soutenue du marché de l’électrique. Les scooters et les motos s’en sortent également beaucoup mieux que l’automobile, en affichant des chiffres de vente annuels quasi similaires à ceux de l’année précédente.  

Vers une mobilité plus responsable

Le confinement a sans doute été le catalyseur de tendances de fond qui ne demandaient qu’à s’exprimer haut et fort chez les Français. Après tout, qu’y a-t-il de plus pertinent qu’une restriction des déplacements pour interroger ses propres habitudes de transport ? Cette inclination prononcée pour une mobilité plus responsable, nous l’avons vu poindre dès la mi-mai, au sortir du premier confinement. Dans une étude menée par Opinion Way pour Futurosoft, 12% des Français interrogés affirmaient leur souhait d’acheter rapidement un vélo et 46% d’entre eux comptaient s’en servir pour leurs futurs déplacements professionnels. L’avenir leur donnera raison.

Pourquoi le choix du deux-roues ?

De nombreux usagers des transports en commun se sont reportés vers les deux-roues au principe de la distanciation sociale. Plus maniables, moins affectés par la circulation urbaine, la moto et le scooter ont toujours eu une longueur d’avance sur l’automobile en matière de mobilité. Ils incarnent aussi mieux que les autres cette sensation de liberté individuelle dans les déplacements qui a fait cruellement défaut durant l’année. Quant au vélo, en 50 ans, son principal lieu de stationnement s’est déplacé de l’entrée des usines à celle de nos bureaux. Si le tout automobile l’avait relégué aux usages loisirs, avec l’électrique le vélo redevient un moyen de transport du quotidien, accessible au plus grand nombre. Tout en joignant l’utile à l’agréable par-dessus le marché.  

Quelles perspectives pour 2021 ?

Les prévisions de croissance restent au beau fixe pour 2021, tant sur le segment des cycles que celui des deux-roues motorisés. En revanche, les acteurs du marché devront être vigilants quant à leur capacité à répondre aux fortes attentes de leur nouvelle clientèle. L’impact de la crise sanitaire sur les chaînes de production entraîne parfois des délais de livraison qui s’étalent sur plusieurs mois. Une aubaine pour le marché de l’occasion et celui de la location qui devraient se développer fortement sur le segment des cycles en 2021. Avec le nombre de vélos en circulation, les enseignes devraient aussi trouver de nouveaux relais de croissance dans la création d’ateliers de réparation ou le développement de services additionnels comme le gravage, maintenant obligatoire pour les vélos neufs. Pas d’inquiétude donc à avoir pour un marché du deux-roues en plein boom qui répond aux nouveaux enjeux de mobilité des Français.

Tribune rédigée par Jean-Alexis D’UTRUY, DG de Futurosoft, Groupe DL Software

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