Posséder un véhicule en France, en 2019, équivaut-il à faire fausse route ? Dans le contexte économique et politique français actuel, il est toujours plus coûteux non seulement d’acheter une voiture, mais également de l’entretenir. En effet, il existe 4 catégories de dépenses qui composent un budget automobile :

– acquisition du véhicule : de nos jours, les Français conservent leur véhicule plus longtemps en raison de technologies plus fiables et de carrosseries à la fois sécurisées et design ;
– dépenses de carburant : le contexte politique français tend à rendre ce type de dépenses de plus en plus élevé pour la plupart des ménages, qui voient leur pouvoir d’achat s’affaiblir ;
– entretien : les contraintes, plus techniques, liées à l’entretien représentent aujourd’hui un poids plus conséquent ;
– dépenses annexes : le reste du budget est alloué aux assurances, frais de péage, frais de parking, etc. constituant une part non négligeable.

Les raisons qui ont conduit à une augmentation des dépenses liées à l’achat et à l’entretien d’un véhicule en France sont multiples. Cependant, il est également bon de savoir que, selon la région française dans laquelle on se situe, les dépenses ne sont pas les mêmes. Les achats en lignes de plus en plus facile, permet à cet industrie une croissance significative. On trouve de nombreux sites pour investir dans un coffre de toit, un porte vélo ou bien d’autres accessoires ».

L’Automobile Club Association (ACA), association française de défense des automobilistes dont le siège se situe à Strasbourg, établit un constat sur le budget des automobilistes. Dans sa dernière étude, les dépenses, en 2018, ont encore dépassé le taux d’inflation. Si certains postes de dépenses sont restés stables, les taxes ont fait crever les budgets. L’Association évoque même depuis plusieurs années un « délire fiscal ». 74 milliards d’euros de taxes ont été payées en 2018 par les usagers de la route, dont 40 milliards sur les seuls carburants. Un quart du budget des automobilistes est alloué au paiement des taxes, qui engendre une situation intenable pour 70 % des actifs qui utilisent quotidiennement leur voiture pour aller au travail. Toujours selon l’Automobile Club Association, les dépenses des Français consacrées à leur voiture ont augmenté de 3 à 4,6 % en 2017, atteignant 6 063 euros en moyenne. Tous les postes de dépenses ont augmenté, tout particulièrement ceux consacrés au carburant et à l’entretien, les dépenses d’entretien ayant augmenté de 3,4 à 3,8 % selon les marques, à cause du montant des réparations qui deviennent plus conséquentes à mesure que les voitures sont plus équipées en électronique. En outre, c’est au niveau des carburants que la facture est la plus élevée. Les mesures en faveur des Gilets jaunes n’auront pas eu un effet suffisamment conséquent, en témoigne le retour à la hausse des prix ces derniers mois.

En 2018, le budget destiné au carburant a augmenté de 9 % pour les utilisateurs de « Super », et de près de 17 % pour les adeptes du « Gazole ».

Par conséquent, de plus en plus d’automobilistes optent pour le véhicule électrique, qui, grâce aux subventions, voit le coût du kilomètre devenir comparable aux voitures thermiques les moins chères du marché. Pour ceux qui n’ont pas les moyens d’un tel investissement, la location longue durée semble de plus en plus privilégiée par 3 % des particuliers. Évidemment, le budget d’un automobiliste varie en fonction du modèle de la voiture, de la motorisation, de la consommation et des usages.

Par ailleurs, les Français ne sont pas mis sur un pied d’égalité concernant les dépenses pour leur budget auto. En effet, c’est en région Provence-Alpes-Côte d’Azur que les dépenses sont les plus élevées, avec un budget moyen de 6 278 euros. Viennent ensuite l’Île-de-France (6 126 euros) et l’Occitanie (6 020 euros). Les régions dans lesquelles les dépenses sont les moins élevés se situent dans le Grand Est (5 731 euros), les Hauts-de-France (5 751 euros) et la Bretagne (5 804 euros). Ainsi, l’écart entre deux régions peut aller jusqu’à 547 euros. Les postes de dépenses qui varient le plus selon les régions sont le garage, à cause du prix du mètre de carré très inégal selon les régions, ainsi que l’assurance auto. Un automobiliste de PACA consacre par exemple 730 euros par an à l’assurance, contre seulement 564 euros pour un Lorrain. Au total, le budget automobile de la région PACA est supérieur de 14 % à celui de la Lorraine.

En raison de la volonté des Français de s’offrir des voitures plus grandes, plus performantes et accessoirement mieux équipées, on note sans surprise que les voitures deviennent plus chères, parallèlement au développement technologique. Selon le magazine L’Argus, le prix moyen d’une voiture neuve a atteint un record historique de 26 717 euros en 2017, alors qu’il était inférieur à 19 000 euros en 2008. En 9 ans, la hausse a été ininterrompue (+32,4 %).

Parmi les critères importants à la décision d’achat d’une voiture, la sécurité à bord et la fiabilité figurent en tête. Cependant, un tel investissement justifie également la volonté de s’offrir quelques gadgets électroniques dernier cri. En revanche, ils ont compris que le diesel était écologiquement néfaste pour la qualité de l’air. 47% des voitures neuves fonctionnent au gazole, un chiffre en baisse constante. Mais les voitures à essence plébiscitées aujourd’hui affichent des consommations en hausse, ce qui n’est guère plus sain pour la planète. Afin de limiter la facture auto, plusieurs solutions existent :

  • penser au covoiturage, une bonne alternative pour partager les frais ;
  • adopter une éco-conduite : en réduisant la vitesse et en ayant une conduite plus souple, vous pourriez être surpris de voir votre consommation en carburant diminuer ;
  • comparer les prix du carburant selon les stations. Même avec quelques centimes d’écart à la pompe, les économies à réaliser sont réelles.