La marque à la pomme a renoué avec la croissance, dopée par ses ventes d’iPhones qui ont surpassé les attentes du marché, mais qui mettent également en exergue la très forte dépendance d’Apple vis-à-vis de son produit phare.

Scrutés, décortiqués, analysés… les résultats de la seconde capitalisation boursière mondiale sont toujours attendus avec une certaine fébrilité par les marchés. Mais ces derniers ont finalement poussé un grand soupir de soulagement face à une publication d’excellente facture pour la firme de Cupertino, portée aux nues par la bonne tenue des ventes de son produit phare, l’iPhone, et en l’occurrence la septième version du smartphone qui fête cette année ces dix ans et qui représente 70% du chiffre d’affaires du groupe.

Dans le détail, le groupe dirigé par Tim Cook a annoncé avoir écoulé, sur la période octobre-décembre – qui correspond au premier exercice fiscal de son année 2017 – 78,29 millions d’exemplaires de l’iPhone, là où le consensus FacSet StreetAccount tablait sur des ventes bien moindres, à 77,42 millions. L’an passé à la même époque, 74,78 millions d’appareils avaient trouvé preneur.

Les services en forte croissance


Une solide performance à l’heure où les ventes de smartphones dans le monde marquent singulièrement le pas. Un ralentissement inéluctable pour de nombreux analystes, le marché mondial étant (presque) arrivé à maturité. Mais Apple, soucieux de retarder cette échéance, devraient selon plusieurs spécialistes, offrir un « rafraîchissement » à la dernière version de son produit phare, l’iPhone 8, le dotant d’un écran OLED ou encore du chargement sans fil. Autre bonne nouvelle pour la firme de Cupertino, les activités de services du groupe (iCloud, ApplePay et bien sur l’AppStore) ont vu leur chiffre d’affaires s’envoler de 18,4% à 7,17 milliards de dollars galvanisé par le succès des jeux Pokemon Go et de Super Mario Run. Un chiffre d’affaires destiné à doubler d’ici quatre ans.

Les analystes, cités par Reuters, espèrent que la progression de cette division permettra de compenser la baisse promise des ventes de smartphones. Ce segment des services, fort d’une croissance rapide, est d’ailleurs unanimement salué par les analystes. Point faible de cette publication, la zone « Grand Chine », où les ventes ont abandonné 11,6% sur la période à 11,26 milliards de dollars. Mais le directeur financier du groupe a davantage mis en lumière la stabilité des ventes en Chine continentale.

Perspectives prudentes

Tous segments de marché confondus, Apple a donc fait état d’un bénéfice trimestriel en net recul à 17,39 milliards de dollars, contre 18,36 milliards l’an passé à pareille époque. Toutefois, le bénéfice par action – juge de paix à Wall Street – est ressorti à 3,36 dollars par titre, soit au-dessus des prévisions du consensus Reuters qui visait 3,24 dollars.

Du côté du chiffre d’affaires global, la firme à la pomme, après trois trimestres consécutifs de baisse, renoue donc avec la croissance et voit ses ventes progresser de 3,3% à 78,35 milliards de dollars, dépassant une fois de plus les attentes du marché, s’élevant à 77,25 milliards. Concernant ses perspectives, Apple se montre résolument prudent – vigueur du dollar oblige – et table sur un chiffre d’affaires oscillant entre 51,5 et 53,5 milliards de dollars. Soit un niveau inférieur aux attentes du marché, celles-ci s’élevant à 53,79 milliards.