Rencontre avec Fabien Schupper, Directeur Développement et Alexandra Minck, Directrice Opérationnelle du réseau.

 


Comment s’insèrent vos micro-crèches dans l’ensemble du secteur de l’accueil de la petite enfance ?

Historiquement, après la guerre par les communes, le secteur des crèches représentait un service public local subventionné. Ensuite, plusieurs associations pourvues de dotations ont pris le relais, dans le cadre d’une délégation de service public. En 2007, un décret a permis l’ouverture de structures pilotes, les micro-crèches, dont la capacité d’accueil est limitée à 10 places. Ces dernières sont les seules, en France, qui fonctionnent en dehors du système de tarification historique, la PSU de la CAF, et donc sans subvention directe. Le système de tarification qui régit notre réseau, le CMG-PAJE, permet aux parents de bénéficier d’une aide forfaitaire directement versée par la CAF.

Notre première micro-crèche est née à Strasbourg en 2009. Depuis 2014, nous avons ouvert notre réseau de franchise qui répond en tout point au modèle économique et pédagogique des Chérubins.  Aujourd’hui, nous comptons 120 franchisés actifs, 90 projets en cours et 31 micro-crèches gérées sous le statut de filiales.

 

 

Quelles actions mettez-vous en place pour des entrepreneurs qui souhaitent vous rejoindre ?

Avec la multiplication des besoins de mode de garde, nombreux sont les entrepreneurs qui se sont tournés vers nous. Afin de renforcer notre réseau de qualité, nous sélectionnons rigoureusement les candidats qui représenteront l’enseigne, en adéquation avec notre vision de la petite enfance et nos valeurs pédagogiques. La partie projet débute dès lors que l’entrepreneur intègre le réseau. Le premier point est de trouver des locaux au sein d’un bassin de vie, où les parents sont en souffrance ; ce qui traduit une offre de solution d’accueil insuffisante au regard de leur demande. Notre pôle immobilier possède l’expertise nécessaire pour déterminer si un local peut être destiné à la mise aux normes d’une activité destinée à la petite enfance. Le but est de donner au chef d’entreprise qui nous confie son projet de vie, l’assurance de pouvoir compter sur une rentabilité rapide : le lieu d’implantation est donc important. D’autre part, toujours concernant l’accompagnement, notre pôle financier va se charger des demandes de financement auprès de nos trois partenaires bancaires. En amont, le pôle coordination, garant de nos valeurs éducatives, va accompagner le franchisé dans le montage du projet auprès des institutions et de l’administration de tutelle, la PMI, des travaux à l’ouverture. La stratégie de communication fait également partie intégrante de notre accompagnement en tant que franchiseur. Une fois la structure ouverte, nous fonctionnons en synergie avec l’entrepreneur, sans être dans l’assistanat.

 

 

Vous avez également développé des services pour les entreprises…

C’est exact, via un modèle qui nous est propre. Nous ne prospectons pas les entreprises. Tout passe par le besoin des salariés qui souhaitent placer leur enfant en micro-crèche. Nous leur conseillons de faire savoir à leur entreprise qu’elle a la possibilité de réserver un berceau auprès de notre réseau, tout en bénéficiant d’un dispositif fiscal incitatif. Les pouvoirs publics ont mis en place une mesure permettant aux collaborateurs salariés de concilier vie familiale et professionnelle, avec la participation de leur employeur. Cette participation financière éligible au Crédit d’Impôt Famille permet de bénéficier d’un Crédit d’Impôt de 50% du montant investi par l’entreprise.