Investir dans des projets immobiliers depuis votre smartphone, partout dans le monde, c’est possible. Parmi les principaux ingrédients figurent l’accessibilité, la simplicité et la transparence. Giacomo Bertoldi, cofondateur et exécutive charmant de Walliance, nous l’explique.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Wallience, comment la présenteriez-vous en quelques mots ?

Giacomo Bertoldi : Walliance est une plateforme qui propose des investisse- ments dans le marché immobilier par le biais de l’equity et du debt crowdfun- ding. Elle agit comme un intermédiaire entre petites et moyennes entreprises qui développent des projets immobiliers et les personnes qui souhaitent y inves- tir. Fondée à Trente en 2016, Walliance a été la première plateforme d’equity crowdfunding en Italie à recevoir l’au- torisation de la CONSOB pour lever du capital-risque pour des projets immo- biliers en ligne. Elle est devenue en jan- vier 2020 le premier portail italien à être autorisé dans un autre pays européen, immatriculé au registre de l’ORIAS en tant que CIP (Conseiller en Investisse- ments Participatifs) sous la supervision de l’AMF.

 

Donc quels sont les avantages pour les investisseurs et les PME ?

G.B. : Avec Walliance, les investisseurs peuvent diversifier leur portefeuille en investissant dans des projets immobiliers à partir de 500 € avec grande simplici- té et totale transparence, tandis que les PME peuvent avoir accès à de nouvelles ressources sans avoir à recourir – tota- lement ou partiellement – aux canaux bancaires, réduisant ainsi leur exposition à la dette et libérant des capitaux qui peuvent être utilisés pour consolider leur volume d’affaires.

 

Wallience puise sa force dans le crowdfunding ?

G.B. : Les chiffres sont clairs : le crowd- funding, appliqué au secteur immobilier, peut être considéré comme une solution viable et de plus en plus répandue en tant qu’outil de financement et produit d’in- vestissement dans le monde entier. En effet, fin 2019, le crowdfunding immobilier avait déjà levé, au niveau mondial, plus de 20 milliards d’euros, dont 3 dans le Vieux Continent : un chiffre qui double presque celui de l’année précédente. En Italie, cet instrument en est encore à ses débuts, mais le marché est très réceptif : en 2020 on a enregistré une croissance de 86,5 % par rapport à 2019 et Walliance y conso- lide sa position de leader du secteur avec plus de 44 % de parts de marché.
Le crowdfunding immobilier français, quant à lui, se place sur le podium euro- péen qu’il partage avec l’Allemagne et le Royaume-Uni. En France, on a enregistré une hausse de 35 % du montant total collecté, dépassant ainsi le demi-milliard d’euros. C’est un marché certainement mature mais qui ne cesse de croître et qui offre encore des opportunités à saisir. Après 3 ans et demi d’activité, un total de plus de 38 millions d’euros a été levé avec Walliance pour 29 projets immobi- liers. Les personnes qui ont participé aux transactions proposées sur le portail ont été remboursées de plus de 7,23 millions d’euros avec un retour sur investissement moyen de 10,07 %. L’activité de Walliance en Italie et ses premiers pas sur le plan mondial (avec des projets financés à New York, Brooklyn et à Miami, les États-Unis constituant le marché immobilier le plus puissant et le plus dynamique au monde) lui donnent toute la légitimité nécessaire pour s’affirmer dans l’Hexagone.

 

Votre ambition est donc de faire évoluer le secteur du crowdfunding immobilier ?

G.B. : La consolidation du marché attire naturellement de nouveaux acteurs sur la scène, mais le fait qu’ils parviennent tous à trouver un espace et un équilibre n’est en aucun cas une évidence. Nous sommes constamment à la recherche de marges d’amélioration, avec une attention extrême au moindre aspect du management. Nous sommes conscients de l’espace qu’il y a dans ce marché – sur- tout si, comme Walliance, nous avons une vision internationale – mais nous sommes également conscients des ressources nécessaires et des challenges pour le faire évoluer de manière efficace et durable. Ce n’est pas un hasard si cette année, dans l’étude sur le crowdfunding réali- sée en collaboration avec le Polytech- nique de Milan et qui sera publiée en septembre, nous inclurons un chapitre spécifique qui couvrira toutes les opé- rations extraordinaires effectuées entre les différentes plateformes. En fait, nous pensons qu’il est inévitable que, dans un avenir proche, nous assistions à des phé- nomènes d’agrégation entre opérateurs de cette marketplace.

 

La crise sanitaire a-t-elle eu un impact négatif sur Walliance ?

G.B. : Il y a eu beaucoup de changements en 2020, mais fort heureusement, nous n’avons pas enregistré d’impact négatif. Au contraire, la croissance en 2020 a été plus que significative pour nous. Cela a été possible parce que d’une part, comme beaucoup d’autres secteurs, nous avons bénéficié d’une grande poussée vers la digitalisation qui nous a permis d’améliorer et d’automatiser les processus internes, et d’autre part, surtout, parce que le marché immobilier a fait preuve d’une grande rési- lience. En effet, les opérateurs du secteur ont su s’adapter au contexte, en dévelop- pant des alternatives gagnantes pour protéger à la fois l’investisseur et l’opération immobilière elle-même.

Walliance

Mais comment fonctionne l’investissement par le biais de Walliance ?

G.B. : En général, le portail fonctionne de la manière suivante : les sociétés sou- missionnaires (promoteurs immobiliers) envoient leurs projets, que nous analy- sons en profondeur et si nous pensons qu’ils offrent le bon degré de protection à l’investisseur ainsi qu’un rendement attrayant, nous ouvrons la levée de fonds sur la plateforme. Les utilisateurs reçoivent un mail les informant de l’ouver- ture de la collecte 24 heures avant. Ceci leur permet d’accéder à l’ensemble de la documentation composée de 13 pièces justificatives décrivant et présentant l’opération immobilière. Ainsi, ils pourront évaluer l’opération et à la fin du compte à rebours, la campagne est ouverte. Si ces investisseurs considèrent l’opération conforme à leurs attentes, ils pourront investir jusqu’à ce que le montant cible soit atteint. En effet, pour chaque projet, il y a un montant minimum de financement et si celui-ci est atteint, chaque investis- seur devient partenaire de la société qui développe l’opération immobilière, sinon, le montant investi est restitué à l’investis- seur, sans frais ni commissions. À la fin de l’opération, si elle est réussie, a lieu l’exit et chaque investisseur récupère le capi- tal investi accompagné du rendement généré. Dans le crowdfunding immobilier par ailleurs, le retour sur investissement est particulièrement élevé, précisément en raison du risque assumé par l’investis- sement dans l’économie réelle du pays.

 

L’internationalisation comme ligne de mire ?

G.B. : Jusqu’à présent, chaque pays défend sa propre réglementation en matière de financement participatif. Mais le 20 octobre dernier a marqué un changement : le règlement relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entre- preneurs (European Crowdfunding Ser- vice Providers for business – ECSP) a été publié au Journal Officiel de l’Union Européenne. C’est un grand pas vers l’internationalisation. En effet, avec un texte unique qui s’appliquera aux pays membres de l’UE, il sera plus facile de penser à une expansion territoriale, allant contribuer au développement des PME à grande échelle. L’investisseur français pourra ainsi investir dans l’immobilier espagnol, portugais, allemand et ainsi de suite, avec l’embarras du choix en matière de diversification de son portefeuille d’ac- tifs. Chez Walliance, nous nous considé- rons précurseurs, opérant déjà de manière transfrontalière entre la France et l’Italie. Le cas de figure actuel est challengeant, mais avec le nouveau Règlement, les bar- rières territoriales seront enfin abattues pour que le crowdfunding puisse conso- lider sa présence pour rendre le marché immobilier accessible à tous.

 

Contact : www.walliance.fr