Pour une grande majorité des Français, le marché immobilier de l’Hexagone est le seul qui les intéresse. Au vu des augmentations de prix des logements, au cours des 15 dernières années, il était facile d’imaginer que le marché en France ait connu l’augmentation de valeur des propriétés la plus élevée. Pourtant, lorsqu’on y regarde de près, on se rencontre que ce n’est pas le cas. Quelle est donc la situation réelle et quelles villes en Europe occupent la tête du classement des agglomérations où les logements sont les plus chers ? En voici la réponse.

 

Aperçu de l’immobilier en Europe, depuis 2005

On ne se trompe pas si l’on croit que l’immobilier est un bon investissement, et ce, peu importe le pays européen dans lequel l’achat se fait, aujourd’hui. D’ailleurs, les taux pour un prêt immobilier sont encore très bons, en France, au moment d’écrire ces lignes. Ceci dit, il y a évidemment des pays où l’augmentation de la valeur des propriétés, lors de cette période, a été plus grande qu’ailleurs. Avec une augmentation globale de 38 % en France, nous aurions pu imaginer, à nouveau, que le pays se situait tout au haut du podium. Cependant, ce n’est pas le cas. En réalité, la moyenne française est même bien en deçà de la moyenne européenne (par 8 points).
C’est ce que l’on apprend dans un rapport publié le 8 juillet dernier, par les notaires de France. On y indique que la tendance est similaire au reste de l’Europe, sur les années en cause, mais au final, la France se situe tout de même sous la barre de la moyenne européenne. En cause : les cinq dernières années. En effet, de 2005 à 2015, la France suivait le rythme, sans trop de problèmes, puisque les prix en Europe ont augmenté de 18 %, et ceux en France de 16 %. Ce sont les cinq dernières années qui ont fait la différence. Alors que la France demeurait plus stable (augmentation de 17 %), une partie de l’Europe voyait les prix de leurs logements flamber, à la hausse (+27 %).

 

Une courbe temporelle en quatre temps

Sur les 15 années qui ont été étudiées, on remarque quatre phases, généralisées sur l’Europe. La plus forte hausse, ayant eu lieu au cours de cette période, s’est déroulée entre 2006 et 2007, alors que l’on approchait d’une augmentation de valeur à deux chiffres (9 %). Ce qui est venu mettre un terme à cette flambée haussière, a été la crise des subprimes, en 2008, qui s’est poursuivie en 2009. C’est uniquement durant ces deux années que le marché aura connu une baisse généralisée. Le moteur a tout de même mis du temps à repartir de manière frénétique. En effet, de 2010 à 2014, la hausse ne fut pas substantielle. Mais à partir de 2015, l’augmentation a de nouveau atteint les 4 % à 5 % (moyenne européenne).

 

Des pays inégaux

Alors que la Suède affichait une hausse vertigineuse, tout au long de ces quinze années, un seul pays en Europe conservait une courbe négative : l’Espagne. Aucun autre pays ne peut prétendre au titre européen, sur cette période, autre que la Suède. Pas même l’Allemagne avec sa croissance de 66 %. En effet, grâce à sa montée en flèche de 135 % (plus du double de l’Allemagne, seconde au classement), elle se retrouve complètement seule. Bien que cela a certainement bénéficié aux propriétaires, il est évident que d’entrer sur le marché immobilier dans ce pays, ne fut, et n’est toujours pas, une possibilité pour tous. Il est intéressant de noter, cependant, que la grande différence entre la Suèdes et l’Allemagne, est que la croissance insolente du premier s’est entamée dès le début de ces quinze années, ce qui n’est pas le cas du pays de la chancelière Angela Merkel. À partir de 2015, l’Allemagne a rejoint le taux de croissance de la Suède et ils se suivent encore, à ce jour.
Pour ce qui est de l’Espagne, le marché immobilier a connu ses jours les plus sombres en 2006 et 2007. Par la suite, de 2008 à 2015, le marché est demeuré négatif, avec une moyenne de moins 6 pourcents. Mais si l’on considère la période 2006 à 2015, la valeur des logements a diminué, au final, de 26 %. Depuis 2015, le marché espagnol est enfin passé à un rendement positif. D’ailleurs, il suit une courbe similaire aux autres marchés européens. Une nouvelle réconfortante pour les propriétaires, qui y ont vécu des années difficiles.

 

Quelles villes sont les plus chères d’Europe ?

Une autre étude, cette fois effectuée par une compagnie d’assurance anglaise, nous permet de découvrir les villes européennes où acheter un logement est très coûteux. Si la France ne se mérite pas la palme du pays ayant connu la plus grande croissance de prix des maisons et appartements, entre 2005 et 2015, elle se classe tout de même première en ce qui concerne la ville la plus chère pour se loger.
Ceux qui songent à acheter à l’intérieur de la capitale française, doivent prévoir un budget conséquent, car le prix moyen à débourser est de 621 000 euros. On indique aussi que le coût moyen du mètre carré, au centre-ville de Paris, s’établit à près de 14 000 euros. Des chiffres qui donnent le tournis. Le prix ne semble pas réduire l’intérêt pour les Français de moins de 35 ans, qui rêvent toujours de venir s’y établir un jour. En effet, 48 % d’entre eux émettent ce désir. Cependant, ce pourcentage se réduit à seulement 28 %, si l’on tient compte de la population en entier.
Les deux villes qui suivent la capitale de l’Hexagone, peuvent certainement prétendre pouvoir accéder au titre, dans les années qui viennent. En effet, Londres suit de très près, à seulement 6 % de valeur moyenne, en moins. Le Luxembourg, au troisième rang, est pratiquement nez à nez avec la capitale de l’Angleterre, alors que le prix moyen d’un logement se situe à 560 000 euros versus 580 000 pour Londres.
Quelles sont les autres villes qui ont trouvé place sur le top 10 ? Soulignons tout d’abord l’exploit des capitales scandinaves, qui ont toutes réussit à s’y insérer. Tout d’abord, au quatrième rang, on retrouve Stockholm, suivi au septième rang d’Oslo puis de Copenhague (8e) et Helsinki (9e). Berne en Suisse s’est faufilée au cinquième rang et Dublin, en Irlande, clos le classement.