Depuis des siècles voire des millénaires, les stratèges et les hommes d’État peuvent dire que « l’argent est le nerf de la guerre ». Les chefs d’entreprise peuvent eux aussi en convenir… La trésorerie leur est évidemment nécessaire pour régler leurs salariés, prestataires et autres fournisseurs, si bien que les défauts ou simples retards de paiement se retrouvent malheureusement parmi les causes les plus courantes de faillite, en raison d’un triste effet « boule de neige ». Dès lors, il devient primordial de veiller à la bonne santé de la trésorerie d’une entreprise, d’où l’essor et le succès actuel des solutions d’affacturage en ligne, permettant la gestion des comptes clients d’une société par un tiers spécialisé dans le recouvrement et la gestion de contentieux. En parallèle, le crédit-bail constitue une solution à envisager sérieusement pour rester dès le départ maître de sa trésorerie.

Les tenants et les aboutissants du crédit-bail

En 2018, l’Association française des sociétés financières estimait à 29,9 milliards les investissements constitués par les entreprises en leasing, soit un bond de 7,6 % si l’on compare ce chiffre à celui de l’année précédente. Ce type de financement est donc de plus en plus apprécié des entreprises françaises. Le professionnel intéressé n’a qu’à se tourner vers des solutions de financement en crédit-bail, comme celles proposées par Crédit Agricole Leasing & Factoring.


Le crédit-bail (qui ne doit pas être confondu avec le concept de location financière) consiste pour une entité professionnelle à louer le matériel qu’elle utilise sans en être propriétaire. Le loyer peut être réglé annuellement, semestriellement, trimestriellement ou bien mensuellement : sa périodicité est convenue lors de l’établissement du contrat. Le crédit-bail repose sur un contrat prévoyant dès le départ une « option d’achat », avec un prix déterminé par les parties prenantes. C’est tout simplement l’application au monde professionnel du principe de la LOA désormais très bien connue des particuliers, notamment dans le secteur automobile. Les loyers déjà versés sont pris en compte pour une éventuelle acquisition du matériel jusque-là utilisé en leasing.

Une formule dûment encadrée

Un contrat de crédit-bail ne se souscrit pas à la légère. Le professionnel – qu’il soit une petite entreprise, une grande société, un agriculteur ou encore une profession libérale – a tout intérêt à soigneusement comparer les différentes offres en présence, tandis que la législation encadre étroitement les acteurs du leasing. Ces derniers doivent être membres de l’Association française des sociétés financières.. Le contrôle tutélaire permet de sécuriser les clients.

Parallèlement, le crédit-bail ne peut pas servir à financer tout et n’importe quoi : il doit en effet uniquement porter sur des biens dûment identifiables, durables et amortissables. C’est typiquement le cas des logiciels professionnels, des véhicules, des machines industrielles, du matériel informatique et électronique, des équipements agricoles, etc. L’avantage du leasing est de pouvoir contractuellement intégrer au bail des prestations d’assurance ou d’entretien : cela décharge le professionnel de bien des préoccupations trop terre-à-terre, afin de lui permettre de mieux se concentrer sur le cœur de son métier.