Citation du Jour

 « Avoir fait plus pour le monde que le monde n’a fait pour vous : c’est ça, le succès »

  Henry Ford

Florence Tondu-Mélique : Une Aventurière De Convictions !

La révolution du numérique et l’inclusion au service de l’innovation sont les deux combats de cette jeune dirigeante, classée 22è dans le Top 100 des nouveaux leaders de l’économie française par l’Institut Choiseul, et 6è parmi les femmes. Honorée Rising Talents du Women’s Forum 2016, elle relève le défi du passage au 2.0 d’une figure mythique de l’assurance britannique, Hiscox.

Ses cheveux blonds d’ange qui ornent son visage de porcelaine aux grands yeux bleus, et sa voix calme et posée, Florence affiche autant de douceur que de détermination. Pas celle d’une « business women carriériste ». Mais celle d’une femme de valeurs pour qui le courage, l’agilité, la résilience, et l’écoute des autres sont des principes clés. « Se mettre au service d’un projet collectif et faire avancer l’entreprise avec finesse enindividualisant la façon dont on travaille sa relation à l‘autre fait pour moi la différence » affirme celle qui fut nommée directeur général opérationnel pour l’Europe chez Hiscox à 36 ans seulement – après 7 ans chezMcKinsey &Company où elle a développé son expertise en croissance disruptive et transformation stratégique d’entreprise dans les Services Financiers, puis 6 ans chez AXA Investment Managers dans des rôles de directeur de cabinet à la présidence et secrétaire général de la gouvernance puis en direction exécutive dans une des filiales.

Une « Future leader de l’assurance »

Depuis trois ans, cette diplômée avec les honneurs de HEC et du MBA de la Harvard Business School, est en charge des activités de Hiscox dans ses 11 implantations à travers l’Europe (350 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros) avec une responsabilité sur une quinzaine de métiers : la stratégie, la transformation business, le digital, la souscription, la relation client, les partenariats en délégation, les opérations… « Au cours des dernières années, nous avons réinventé notre business model dans ses différents aspects, pour adresser concrètement les enjeux dans un secteur en pleine disruption. Nous parlons d’une transformation profonde de l’ensemble de nos activités sur l’ensemble de nos métiers, à la fois économique, opérationnelle, et culturelle en réponse à la troisième révolution industrielle » résume-t-elle. Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle a su accélérer la croissance des activités européennes du groupe et améliorer leur compétitivité tout en préservant l’expérience client qualitative et l’engagement des collaborateurs avec résultats concrets : croissance annuelle de 8%, ratio combiné et retour sur capitaux propres records.

« Parcours sans faute », « ascension fulgurante »,« future leader de l’assurance » : les éloges à son égard sont unanimes. Et quand l’Institut Choiseul la classe 6è parmi les femmes leader de l’économie française, elle s’efface avec beaucoup d’humilité : « je souhaite que cette distinction soit n accélérateur de visibilité au service de sujets de société sur lesquels je suis engagée : la révolution digitale, la place des femmes dans l’économie, et l’inclusion au service de l’innovation et de la croissance”.

 

Une passionnée des courses au sommet qui ne recule devant rien

Cette humilité et cette endurance à toute épreuve, Florence le doit aussi à sa passion pour la montagne. Elle qui est née dans les Alpes, a parcouru sac au dos plus de 50 pays en 20 ans. Et a gravi les monts du Kilimandjaro, de l’Annapurna, de la ceinture de feu du Pacifique… « Etre confronté à la Nature donne une grande humilité. Et beaucoup de force et de recul tout en sachant garder les pieds sur terre. » raconte-t-elle. « Grimper m’a été très structurant, et m’a sans doute aidé à forger des qualités de leadership. « Sky is the limit » et les montagnes en sont la première marche». Avec son sourire si rayonnant, Florence a tout d‘une femme passionnée. Une femme qui n’a pas froid aux yeux, convaincue de l’importance « de ne pas se mettre de barrière mentale pour rêver en grand ». La fibre de l’aventure, elle l’a dans le sang depuis gamine. « Petite, je voulais être aventurière et je vis la vie comme une aventure !».

La recherche du challenge qui donne des ailes

Et quelle aventure pour elle de rejoindre Hiscox à 36 ans ! « Il y avait là un double challenge : celui de prendre mon premier poste en tant que dirigeante opérationnelle et pour Hiscox,acteur historique de la City de Londres, de faire confiance à une jeune française pour réaliser cette transformation en assureur 2.0. Cette décision était pour moi une véritable prise de risques dans un monde nouveau à explorer car je ne venais pas directement de l’assurance ».  Un challenge qui lui donne des ailes. « Ce virage vers le numérique m’a conduit à réorienter et à repenser le travail de mes équipes. Nous réinventons le business model de notre métier d’assureur pour saisir les opportunités et les challenges liés à la robotisation, à la digitalisation, et à l’intelligence artificielle ».

Une femme de leadership

Pour Florence, le leadership est un “sport d’équipe “. Et diriger une équipe, “c’est prendre des risques maitrisés, gérer l’incertitude et être très adaptable”. Si elle avoue avoir franchi les étapes « de façon fluide », elle déplore la faible présence des femmes dans les postes de direction.  Et prône la diversité sous toutes ses formes au service de l’innovation et de la croissance. Raison pour laquelle elle porte chez Hiscox, l’initiative « Inclusive Leadership » visant à promouvoir la diversité des profils et une approche inclusive dans la culture managériale.

Identifiée par l’Association des Assureurs Britanniques parmi les « Futurs Leaders de l’Industrie », Florence mène tout de front. Le plus grand défi dans sa vie ? « Trouver le bon équilibre entre les différents aspects de ma vie pour continuer à m’épanouir dans toutes mes dimensions ». Epanouie et radieuse : Florence l’est sans aucun doute ! Et c’est en « jeune maman » qu’elle lâche si spontanément : « Mon premier job commence par accompagner mes enfants à l’école le matin. Et quand je rentre le soir, je fais répéter le piano à ma fille » confie celle qui hésita à devenir pianiste quand elle avait 18 ans.


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